Itinéraires techniques en culture légumière, par Arthur Buresi
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12 novembre 2020 : Atelier sur les itinéraires techniques après couvert, en culture légumière avec Arthur Buresi.
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Contexte pédoclimatique et installation
Arthur Buresi explique que le contexte pédoclimatique de la ferme est assez particulier, notamment en raison de l’altitude et des températures sur l’année. La ferme se situe au nord de l’Isère, à environ 220 mètres d’altitude, avec le Bugey à proximité et le Rhône juste en contrebas. Le site est également localisé à environ 60 km de Lyon et 60 km de Grenoble.
Arthur Buresi s’est installé en 2010. Il précise ne pas être issu du milieu agricole. Il a récupéré un terrain qui était conduit en conventionnel depuis deux générations, sans avoir été « trop matraqué ». Il s’agit d’une parcelle de 4,5 hectares d’un seul tenant.
La dernière culture conventionnelle présente sur la ferme était de l’orge, en 2016. Ensuite, toute la parcelle est passée en luzerne. Cette phase a constitué une étape importante avant la mise en place du système maraîcher.
Démarrage du système maraîcher
Le démarrage du système s’est fait à partir d’apports massifs de matière organique. Fin 2017, Arthur Buresi commence à épandre du broyat de déchets verts pour constituer les jardins. L’apport est réalisé uniquement en surface, sans incorporation, ce qui est rendu possible par la nature très sableuse du terrain.
L’apport est particulièrement important : il estime avoir apporté l’équivalent de 800 tonnes par hectare, soit une très grosse couche en surface. Après cet apport, les planches sont bâchées, puis plantées en juin de la même année. Entre le bâchage de septembre-octobre et la plantation de juin, il n’y a donc qu’environ six mois.
Le résultat a été très satisfaisant : tout a « super bien poussé ». Cette réussite a validé pour lui ce premier itinéraire technique. Il a ensuite constitué l’ensemble des jardins sur le même principe :
- apport massif de matière organique ;
- paillage ;
- plantation.
Au début, tout ce travail a été réalisé à la brouette. Par la suite, il s’est équipé d’un chenillard, qu’il utilise encore. Il envisage désormais de passer par la Cuma voisine pour recourir à un télescopique lors des gros travaux de manutention, notamment pour la création de nouveaux jardins. Il souligne que cela change fortement l’ergonomie et le temps de travail, avec un gain très important, tout en préservant sa santé sur le long terme.
Les apports de matière organique
Le broyat de déchets verts comme base du système
La base du travail d’Arthur Buresi est le broyat de déchets verts livré gratuitement. Il explique qu’il bénéficie d’un dispositif mis en place il y a une quinzaine d’années entre les agriculteurs locaux et la plateforme de déchèterie du village voisin. La plateforme a investi dans du matériel de stockage et de broyage grossier, et les agriculteurs se sont engagés à épandre cette matière sur leurs terres.
Arthur Buresi fonctionne donc avec un contrat avec cette plateforme. Il déclare chaque année son tonnage souhaité. La matière est livrée à raison de trois fois par an. Il reçoit en général trois livraisons de 40 tonnes par an. Il ne paie ni la matière, ni la livraison ; il prend seulement en charge le coût du retourneur, qui intervient une ou deux fois selon les besoins. Il insiste sur le caractère très précieux de cette ressource.
Autres sources de matière
En complément, une première entreprise de travaux paysagers lui livre des tontes, des feuilles et du broyat de type BRF. Une seconde entreprise, plus importante, lui fournit également des tontes, du broyat et des feuilles au fil de l’année.
Cette diversité de sources permet d’alimenter le système en matériaux aux propriétés différentes :
- broyat de déchets verts, plutôt carboné ;
- tonte, plus azotée et à action rapide ;
- feuilles, intéressantes pour l’aération des paillages ;
- mélanges tonte/branchages ou tonte/feuilles, jugés particulièrement intéressants.
Agriculture biologique et conformité des apports
Arthur Buresi précise qu’il est labellisé en agriculture biologique et Nature & Progrès. Dans ce cadre, l’utilisation de broyats de plateforme impose des analyses. Chaque gros tas livré est analysé, et les documents mentionnent si la matière est « utilisable en agriculture biologique ».
Il explique qu’il existe deux cas :
- soit la plateforme est professionnelle et fournit directement les analyses prouvant que le broyat est conforme aux normes de l’agriculture biologique ;
- soit la matière provient d’entreprises locales, et il faut alors des certificats fournis via l’organisme certificateur. Le paysagiste ou l’élagueur s’engage alors à certifier que les végétaux livrés ne proviennent pas de zones traitées.
Le broyat fourni par la plateforme présente généralement un rapport carbone/azote compris entre 30 et 40, avec de faibles variations selon les saisons. Arthur Buresi considère cette gamme comme exploitable et intéressante.
Gestion des paillages selon les cultures
Usage de la tonte
La tonte est utilisée comme matériau complémentaire, mais reste rare en volume. Les premières tontes arrivent généralement en avril, ce qui coïncide avec la période de plantation des tomates. Elles sont alors principalement utilisées sous tunnel, notamment sous les cultures de solanacées.
Quand la planche est propre et qu’il reste déjà de la matière au sol, Arthur Buresi ajoute d’abord du broyat de déchets verts, puis un paillage de tonte. Il attire toutefois l’attention sur un point important : au-delà de 4 à 5 cm d’épaisseur, la tonte a tendance à se compacter et à former une croûte que l’eau traverse mal.
Il recommande donc plutôt :
- 3 à 4 cm de tonte au départ ;
- puis un nouvel apport en cours de saison si nécessaire.
La tonte se dégrade très vite : en trois mois, il ne reste souvent presque plus rien.
Intérêt des mélanges
Arthur Buresi estime que le meilleur compromis est souvent un mélange tonte + petits branchages, ou tonte + feuilles. Ces matériaux se compactent moins, conservent une certaine aération et permettent tout de même une entrée d’azote.
À l’inverse, une tonte seule, très fine et trop épaisse, peut se compacter fortement. Il décrit des paillages devenant très blancs sous l’effet du mycélium, puis extrêmement compacts, jusqu’à empêcher le passage de l’eau, même avec irrigation au goutte-à-goutte. Dans son cas, il irrigue plutôt par aspersion, tôt le matin, ce qui fonctionne bien.
Organisation des planches et des tunnels
Arthur Buresi travaille sur planches permanentes. Dans les allées, il utilise des bâches d’ensilage de récupération, selon une méthode transmise par son ancien maître de stage, Pierre Desroches. Cela lui permet :
- d’éviter le désherbage ;
- de limiter la compaction due au piétinement ;
- de préserver une bonne activité biologique sous les bâches.
On observe notamment dans les tunnels une association salade/chou, qu’il juge efficace. Le chou met du temps à se développer, ce qui laisse le temps de produire une salade entre les rangs.
Dimensions des planches
Les planches font 80 cm de large, avec 40 cm de passe-pied. Arthur Buresi a choisi cette largeur car, sans mécanisation, il n’a pas de contrainte de largeur d’outil. Il trouve que 80 cm est une dimension pratique :
- on atteint facilement la moitié ou les trois quarts de la planche ;
- il suffit d’un petit pas pour passer de l’autre côté ;
- cela évite les gestes trop amples.
Les planches mesurent en général 25 à 30 mètres de long. Il souligne aussi le confort psychologique de voir rapidement le bout de la planche lorsqu’il réalise des séries de plantation.
En plein champ, il a adopté une standardisation inspirée de Jean-Martin Fortier :
- planches de 25 mètres de long ;
- 80 cm de large ;
- 40 cm de passe-pied ;
- 10 planches par bloc.
Cela correspond à 300 m² au total, dont 200 m² cultivés. Il considère que 40 cm de passe-pied restent pratiques pour circuler avec une caisse ou s’accroupir sans abîmer la culture voisine.
Utilisation ou non des passe-pieds
Arthur Buresi cultive généralement avec des passe-pieds permanents. Cependant, il a commencé à tester, sous l’influence de Xavier Mathias, des cultures « en plein », sans passe-pieds marqués, notamment sur de la mâche et des salades.
Dans ce cas, il enlève les bâches des allées, remet un gros apport de broyat, puis plante directement sur toute la largeur. Cette réflexion est particulièrement intéressante sous tunnel, où les passe-pieds représentent une surface non cultivée importante, alors même que la surface couverte coûte cher.
Il est rappelé que, pour certaines cultures semées en plein et de cycle court, comme la mâche, l’épinard, ou certaines salades, il peut être pertinent de limiter fortement les zones de circulation. À l’inverse, sur des cultures plus longues comme le chou ou le fenouil, cela devient plus compliqué, notamment pour la récolte.
Les cultures feuilles rapides sont en outre peu sensibles à la compaction. Même si l’on marche occasionnellement dans la zone plantée, cela ne crée pas forcément de différence visible de pousse.
Fréquence des gros apports de broyat
Dans son itinéraire technique, Arthur Buresi réalise un gros apport de broyat d’environ 20 cm d’épaisseur, mais seulement tous les trois ans. Comme il considère qu’il s’agit d’un apport énorme, il ne juge pas nécessaire de le répéter plus souvent.
En revanche, il remet plus régulièrement des paillages complémentaires, par exemple de la tonte, notamment sous serre à l’automne. Sous abri, ces matériaux sont consommés rapidement et s’intègrent vite au système. Il estime qu’il y a souvent davantage d’épaisseur de matière organique sous serre qu’en plein champ, avec parfois près de 10 cm de matière organique en surface.
Réflexions sur la fertilité et le moment des apports
La discussion met en évidence deux approches sur le positionnement des apports de broyat.
Arthur Buresi tend spontanément à penser qu’un apport de broyat conviendrait bien à une culture gourmande, comme une tête de rotation, car cette culture pourrait profiter d’un sol enrichi.
L’analyse proposée en échange nuance cette idée : le broyat est vu avant tout comme un amendement, davantage que comme un fertilisant immédiat. Son effet principal n’est pas forcément de fournir rapidement de l’azote à la culture en place ; il peut même au départ immobiliser de l’azote. Dans cette logique :
- les cultures très gourmandes auraient plutôt besoin d’une fertilisation rapidement disponible ;
- le broyat agirait surtout à moyen et long terme ;
- ce sont parfois les cultures suivantes qui profitent le plus de l’apport.
Il est suggéré qu’un apport massif de broyat pourrait être plus pertinent :
- soit après le démarrage de la culture, une fois qu’elle est bien enracinée ;
- soit en cours de cycle, pour combiner désherbage, maintien de l’humidité et enrichissement progressif du sol.
Des exemples sont évoqués :
- tomate en juillet, avec apport au pied une fois la culture lancée ;
- poireau, dans une logique proche du buttage, avec apport massif en cours de culture.
Il est également rappelé que des paillages trop épais et trop précoces peuvent maintenir le sol froid au printemps. Comme pour l’isolation d’une maison, le paillage conserve la température du sol : il garde la chaleur quand il y en a, mais garde aussi le froid quand le sol est encore froid. Arthur Buresi cite à ce sujet un essai raté de plantation de pommes de terre nouvelles directement sous paille.
Semis directs et préparation du lit de semences
Arthur Buresi explique que les semis de cultures sensibles comme la carotte ou le radis sont compliqués dans un système très paillé. Il travaille principalement avec des plants en motte, car semer directement dans des résidus est difficile.
Pour réussir un semis direct, il doit :
- passer un bon coup de râteau ;
- parfois utiliser un rouleau plombeur ;
- obtenir un bon contact terre-graine.
Sans cela, les levées sont mauvaises.
Il est rappelé que, pour les semis, plusieurs éléments sont essentiels :
- une surface bien plane ;
- une terre fine en surface ;
- une certaine fermeté pour assurer le contact terre-graine ;
- une répartition homogène de l’eau, surtout en aspersion.
Une planche insuffisamment plane crée des zones plus humides que d’autres, car l’eau d’aspersion s’accumule dans les creux. Cela pose particulièrement problème pour les cultures semées en plein.
Occultation et faux-semis
Parmi les solutions complémentaires, il est proposé de retirer les résidus, puis de pratiquer une occultation avec bâche. Cela permet :
- de préparer le sol ;
- de faire lever les adventices ;
- de les détruire sans retravailler le sol ;
- d’obtenir un lit de semences propre.
La durée peut varier selon la saison : courte en été, plus longue en hiver.
Une autre stratégie consiste à utiliser une culture précédente sur paillage plastique comme phase de faux-semis. Le principe est :
- préparer le sol pour la culture suivante ;
- installer une culture sur plastique ;
- en fin de culture, couper les plants à la base ;
- retirer le plastique ;
- semer directement dans un sol déjà structuré et relativement propre.
Semis dans du compost tamisé
Une autre technique évoquée consiste à semer dans 3 à 4 cm de compost tamisé, très fin, posé en surface. Cette méthode fonctionne bien, à condition de maintenir en permanence l’humidité du dessus. Le compost sèche très vite, et si cela se produit, les graines peuvent mourir.
Dans ce cas, une micro-aspersion très fine, avec des arrosages fréquents, est préférable. En été, il peut être nécessaire d’arroser très régulièrement, par exemple toutes les deux heures pendant de courtes durées.
Irrigation
L’irrigation constitue un point technique important sur la ferme.
La parcelle étant anciennement en système conventionnel, elle dispose de trois bornes d’irrigation reliées à une station pompant dans le Rhône. Cette station est commune avec d’autres agriculteurs, principalement des céréaliers en maïs semence. Problème : elle ne fonctionne que du 1er avril au 30 septembre. En dehors de cette période, l’eau n’est pas disponible.
En saison, un second problème apparaît : lorsque les autres irrigants utilisent leurs enrouleurs, Arthur Buresi ne peut pas toujours arroser, car le débit chute. Au départ, il dépendait donc fortement des disponibilités du réseau, ce qui rendait l’organisation très difficile.
Pour améliorer la situation, des cuves ont été réhabilitées derrière la ferme. Elles représentent environ 250 m³ de stockage, servant de tampon. Il peut les remplir quand il le souhaite, puis pomper dedans pour irriguer au moment voulu.
Arthur Buresi travaille à l’aspersion, et non au goutte-à-goutte. Il explique qu’il a appris à travailler ainsi et que cela fonctionne bien dans son système. Il ne souhaite pas gérer la pose, l’enroulage et le déroulage des lignes de goutte-à-goutte.
La principale limite de l’aspersion dans son système vient du fait qu’il cultive beaucoup de petites séries. Dès qu’il faut arroser une petite portion, cela conduit souvent à arroser toute une zone. Il faudrait donc sectoriser davantage le réseau, avec plus de vannes et plus de rampes, ce qui complexifierait fortement l’installation.
Charge de travail et organisation
Arthur Buresi indique cultiver environ 3 500 m², dont 800 m² de serres. Il estime que sa capacité physique maximale serait autour de 4 000 m² ; au-delà, sans aide supplémentaire, cela lui semble difficile.
Il considère déjà être à la limite en termes de charge de travail, même s’il pense pouvoir encore gagner en efficacité.
Sa semaine type se répartit ainsi :
- lundi et mardi : récolte, conditionnement, vente ;
- mercredi, jeudi, vendredi : travaux aux champs.
En pratique, cela déborde souvent. En été, il estime travailler entre 70 et 80 heures par semaine. En hiver, il est plutôt entre 40 et 45 heures.
Il précise qu’il n’est pas seul : Mélanie, avec qui il est installé, travaille à 50 % et prend en charge toute la partie administrative, la préparation des commandes et la confection des paniers. Il souligne qu’il ne pourrait pas gérer seul cette partie, et que sans cette aide, il ne viserait pas une telle surface, surtout avec autant d’espèces et de petites séries.
Le faible temps consacré au désherbage est compensé par :
- l’implantation des paillages ;
- le temps de semis ;
- l’élevage des plants ;
- l’irrigation ;
- la gestion de la diversité culturale.
Mise en culture d’une nouvelle zone après luzerne
Pour ouvrir une nouvelle zone en plein champ, après la luzerne, Arthur Buresi décrit un itinéraire spécifique :
- deux passages d’outil pour casser la luzerne ;
- semis à la volée ;
- passage d’une herse étrille pour enfouir légèrement ;
- passage de rouleau pour améliorer le contact.
Dans l’échange, il est précisé qu’il ne s’agit pas d’un décompactage profond, mais plutôt d’un travail superficiel de type scalpage, destiné à casser les collets de la luzerne.
L’observation du profil montre une excellente structure du sol, avec de nombreuses racines blanches colonisant bien l’horizon supérieur. La terre apparaît très favorable à la culture, même sans apport massif préalable. La texture est jugée très bonne, et la luzerne a clairement joué un rôle positif.
Il est toutefois rappelé que, même avec une très bonne structure et un précédent de plusieurs années de luzerne, le stock d’azote accumulé ne suffira pas durablement à soutenir des cultures légumières intensives, très gourmandes en azote. La luzerne peut très bien permettre un bon démarrage, mais à moyen terme il faudra continuer à nourrir le système.
Rôle des couverts végétaux
La discussion élargit ensuite le propos aux systèmes dans lesquels on ne dispose pas d’une telle ressource en matière organique exogène. Dans ce cas, les couverts végétaux deviennent le principal moyen de ramener de la matière au sol.
Il est souligné qu’un couvert végétal ramène beaucoup moins de carbone d’un seul coup qu’un énorme apport de broyat, mais que sa matière est aussi souvent plus jeune, moins fibreuse, donc plus facile à digérer pour la vie du sol. Cela stimule plus rapidement l’activité biologique.
En revanche, sur des sols dégradés, il faut éviter de commencer d’emblée avec des couverts trop riches en carbone et trop difficiles à décomposer, car cela pourrait pénaliser les cultures légumières suivantes, en particulier les cultures exigeantes en fertilité.
Il est donc conseillé d’introduire progressivement les couverts :
- au départ, des couverts jeunes, facilement dégradables ;
- plus tard, quand le sol fonctionne mieux, des couverts plus riches en cellulose, comme seigle ou sorgho montés plus loin.
Cette progressivité est particulièrement importante dans les systèmes qui ne peuvent pas compter sur des apports massifs de broyat.
Destruction des couverts végétaux
Arthur Buresi explique qu’il détruit certains couverts de manière très simple, à l’aide d’un outil artisanal inspiré de ce qu’il a vu chez Laurent Welch : une barre de fer coudée, équipée de lanières, qu’il place sous le pied et qui vient écraser le couvert à mesure qu’il avance. Cela permet de coucher environ 1 m de large à chaque passage.
Sur sa petite surface, cette méthode est suffisante : sur 30 mètres, un aller-retour permet de coucher le couvert. Ensuite, une bâche est posée. Deux mois plus tard, le couvert est suffisamment décomposé ou affaissé pour permettre la plantation.
Dans le cas d’un couvert jeune et cassant, comme ici, il est aussi évoqué qu’en système mécanisé on pourrait imaginer :
En système plus manuel, d’autres modes d’écrasement peuvent être envisagés avant bâchage, à condition que la structure de surface permette ensuite la plantation.
Intervention d’engins et compaction
Arthur Buresi indique qu’il envisage d’utiliser un télescopique de Cuma pour les gros apports de matière. Tant que possible, l’objectif est d’éviter l’entrée de l’engin dans les jardins. Si les conditions sont mauvaises, l’intervention est reportée.
Dans certains cas, l’engin a toutefois dû entrer dans une zone cultivée, notamment pour un gros apport avant plantation de choux. Comme les conditions étaient très sèches, cela n’a pas posé de problème visible ensuite : l’apport a été étalé, les choux ont été plantés, et la culture s’est bien développée.
Il conclut donc que le passage d’engins peut être envisageable ponctuellement, à condition d’intervenir dans de très bonnes conditions de sol.