Couverts végétaux conditions méditerranéennes - Mathieu Marguerie
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état des couvert en juillet 2020.
Introduction
Ce webinaire porte sur les couverts végétaux en conditions méditerranéennes. Il a été préparé à partir de résultats issus de différents projets menés localement, avec l’objectif de faire un point pratique et actualisé sur les semis de couverts, en particulier en vue des semis d’été et d’automne.
L’intervention est animée par Mathieu Marguerie, avec la participation de Sarah, dans le cadre d’une collaboration entre Agribio 04 et la Chambre d’agriculture.
L’objectif annoncé est simple : aider à choisir et organiser les couverts végétaux dans les conditions provençales et méditerranéennes, à partir de références locales.
Cadre des projets présentés
Les résultats présentés proviennent principalement de deux projets :
- un projet financé par l’Europe, consacré aux couverts végétaux sans herbicides dans les filières plantes à parfum, aromatiques et médicinales et grandes cultures en conditions méditerranéennes, mené avec plusieurs partenaires, dont la Chambre d’agriculture, , le CRIEPPAM, des lycées agricoles, l’INRA et d’autres structures ;
- un programme financé par le conseil départemental et régional, consacré à l’amélioration des intercultures, notamment dans des systèmes avec céréales suivies de cultures comme le melon, les courges ou d’autres cultures de printemps.
Ces programmes visent à produire des références sur :
- le comportement des couverts végétaux dans les conditions du Sud-Est ;
- les services qu’on peut en attendre ;
- leur régulation et leur destruction sans recours aux herbicides, en privilégiant des moyens mécaniques ou thermiques ;
- leur intérêt dans les systèmes agricoles locaux.
Pourquoi implanter des couverts végétaux ?
Les objectifs des couverts végétaux sont multiples.
Lutter contre l’érosion
Le premier service mis en avant est la protection du sol contre l’érosion. En conditions méditerranéennes, avec des épisodes pluvieux parfois très violents, les sols nus sont particulièrement exposés. La vidéo rappelle que ces épisodes deviennent plus fréquents depuis la fin des années 1980.
Un exemple local est donné à Forcalquier, sur un sol sableux très sensible à l’érosion. Un couvert très peu développé, avec seulement 0,7 tonne de matière sèche par hectare, a suffi à protéger le sol lors de fortes pluies de décembre, avec près de 100 mm en une journée.
Les références citées montrent qu’il suffit souvent de 0,5 à 1 tonne de matière sèche par hectare pour réduire significativement le ruissellement et l’érosion. Il n’est donc pas toujours nécessaire d’obtenir des biomasses très élevées pour assurer cette fonction.
Piéger les éléments minéraux
Le couvert végétal permet aussi de capter les reliquats d’azote présents dans le sol après la culture précédente, et d’éviter leur perte.
Enrichir le sol
Une fois détruits, les couverts peuvent :
- restituer des éléments minéraux ;
- contribuer à l’enrichissement en matière organique ;
- participer à la nutrition de la culture suivante, notamment en azote selon les espèces implantées.
Maintenir une activité biologique du sol
Le couvert permet de conserver une végétation vivante sur le sol et donc de soutenir la vie microbienne. Cela est présenté comme important pour éviter les phases de rupture de fonctionnement biologique du sol.
Gérer les adventices
Un couvert peut aussi aider à concurrencer les mauvaises herbes, à condition d’occuper rapidement l’espace et de produire suffisamment de biomasse.
Les grandes familles de couverts végétaux
Mathieu Marguerie distingue plusieurs grandes familles d’espèces utilisables.
Les graminées
Exemples cités :
Leurs intérêts principaux :
- couverture relativement rapide du sol ;
- tallage, qui aide à occuper l’espace ;
- système racinaire fasciculé, intéressant pour affiner la terre sur les premiers 15 à 20 cm ;
- biomasse plutôt riche en carbone, donc plus lente à se décomposer.
Limites :
- dans des rotations céréalières, elles apportent peu de diversification.
Les crucifères
Exemples cités :
- moutarde blanche
- moutarde d’Abyssinie
- radis fourrager
- radis chinois
- navette
Leurs atouts :
- excellente capacité à piéger les nitrates ;
- installation rapide ;
- couverture rapide du sol grâce à un développement en rosette ;
- production de biomasse quand les conditions sont favorables.
Limites :
- elles fonctionnent surtout quand il y a de l’azote disponible ;
- dans des systèmes pauvres en azote, les résultats peuvent être décevants ;
- vigilance dans les rotations avec colza.
Les légumineuses
Exemples cités :
- féverole
- vesce
- trèfles
- pois fourrager
- leers
Leur principal intérêt est d’enrichir le système en azote par fixation symbiotique.
Limites :
- installation souvent plus lente ;
- couverture initiale plus faible ;
- plus grande sensibilité à la concurrence des adventices ;
- attention dans les rotations déjà très riches en légumineuses.
D’autres espèces
D’autres plantes sont citées pour diversifier les mélanges :
Quand semer en conditions méditerranéennes ?
La question de la date de semis est centrale en climat méditerranéen, où il faut composer avec :
- le sec ;
- la chaleur ;
- l’irrégularité des pluies ;
- les basses températures de l’automne et de l’hiver.
En système irrigué
Avec irrigation, il est possible de semer dès le mois d’août, mais généralement pas trop tôt. En pratique, beaucoup attendent plutôt après le 15 août, sauf année exceptionnellement pluvieuse.
L’intérêt d’un semis précoce est de profiter :
- de la chaleur ;
- de jours encore longs ;
- d’une croissance rapide.
En système sec
Sans irrigation, les semis sont souvent positionnés en septembre, en profitant d’éventuelles pluies. Mais septembre reste globalement un mois sec. Il ne faut pas non plus semer trop tard, car en octobre :
- les nuits sont plus fraîches ;
- les jours raccourcissent ;
- la croissance ralentit.
Dans les rotations céréalières
Entre une céréale d’hiver récoltée en juillet et la suivante semée en automne, l’implantation d’un couvert est jugée très compliquée sans irrigation dans les conditions méditerranéennes, sauf année exceptionnelle.
Dans ce cas, il faut privilégier :
- des espèces peu exigeantes en eau ;
- des cycles courts ;
- des semences à coût modéré ;
- éventuellement des semences de ferme, vu le risque.
Avant une culture de printemps
C’est le créneau considéré comme le plus fiable :
- semis en fin d’été ou début d’automne ;
- destruction avant culture de printemps, entre janvier et mars-avril selon les cas.
Ce type d’interculture longue est jugé plus reproductible d’une année sur l’autre.
Résultats d’essais sur les espèces
Des résultats sont présentés à partir d’une plateforme conduite pendant trois ans à Gréoux-les-Bains, chez un producteur d’artichauts en bio.
L’idée générale est que les espèces se répartissent en plusieurs groupes :
- des espèces peu adaptées, peu productives en sec comme en irrigué ;
- des espèces très performantes quand il y a de l’eau, mais moins en sec ;
- des espèces performantes à la fois en sec et en irrigué ;
- des espèces intermédiaires.
Parmi les espèces qui ont bien fonctionné figurent notamment :
Focus sur quelques espèces
Leers
Le leers est présenté comme une petite légumineuse de la famille des vesces, historiquement utilisée en fourrage et bien adaptée localement.
Caractéristiques mises en avant :
- rusticité ;
- adaptation au calcaire ;
- non gélif dans les conditions locales ;
- potentiel de biomasse moyen, autour de 2 t MS/ha ;
- assez stable entre sec et irrigué.
Limite principale :
- sensibilité à la concurrence, notamment des adventices.
Vesces
Deux types sont évoqués :
- la vesce velue Barvicos (vesce d’hiver) ;
- la vesce de printemps Mariana.
La vesce velue est décrite comme :
- capable de passer l’hiver ;
- productive en biomasse, jusqu’à 3 à 4 t MS/ha ;
- assez couvrante.
La vesce Mariana a un cycle plus printanier et gèle plus facilement.
Féverole
La féverole présente :
- un fort potentiel de biomasse ;
- une capacité à atteindre 3 à 4 t MS/ha.
Mais elle est jugée moins couvrante, avec un port érigé qui laisse passer la lumière, ce qui peut favoriser les adventices.
Deux types sont mentionnés, avec des différences de taille de graines et donc de coût de semence.
Gesse
La gesse est mentionnée comme peu intéressante dans les essais présentés, car jugée peu couvrante et finalement peu performante dans les conditions locales testées.
Radis
Deux types de radis sont distingués :
- radis chinois Structurator ;
- radis fourrager.
Ils sont intéressants pour :
- la production de biomasse aérienne et souterraine ;
- la structuration du sol ;
- la couverture rapide ;
- le nettoyage du sol après destruction.
Ils sont cependant dépendants de la disponibilité en azote et peuvent dominer un mélange s’ils sont semés trop fort.
Moutarde
La moutarde est présentée comme une crucifère performante, notamment en présence d’azote.
La moutarde d’Abyssinie est citée pour ses très gros potentiels de biomasse.
Qu’est-ce qu’un couvert réussi ?
La réussite dépend des objectifs.
- Pour lutter contre l’érosion, moins d’1 t MS/ha peut suffire.
- Pour concurrencer les adventices et apporter des services plus complets, il faut davantage de biomasse.
Un repère pratique donné dans la vidéo est qu’un couvert réussi est souvent un couvert qui arrive aux genoux, soit environ 3 t MS/ha.
Les résultats d’essais montrent qu’à partir de 2,5 à 3 t MS/ha, l’effet sur les adventices devient nettement plus marqué.
Il est aussi souligné que la biomasse produite avant l’hiver est déterminante. Si le couvert démarre mal, il peut se salir et être moins efficace, même s’il repart ensuite au printemps.
Intérêt et limites des mélanges
Pourquoi faire des mélanges ?
Les mélanges permettent :
- de ne pas tout miser sur une seule espèce ;
- de diversifier les familles botaniques ;
- de varier les systèmes racinaires ;
- d’occuper l’espace de façon complémentaire ;
- de diluer le coût d’espèces chères.
Limites
La vidéo insiste beaucoup sur un point : un mélange mal composé peut être moins performant qu’une espèce en pur.
Si on associe :
- une espèce très performante ;
- avec une espèce peu performante,
le mélange peut n’être que moyennement performant.
Il faut donc choisir des espèces réellement adaptées au contexte local et à la durée d’interculture.
Mélanges et adventices
Le mélange ne garantit pas non plus une meilleure gestion des adventices. Par exemple, associer une espèce très couvrante avec une espèce plus ouverte peut parfois conduire à plus d’adventices qu’en pur.
L’idée essentielle est que ce qui compte le plus est :
- la vitesse de couverture du sol ;
- le choix des espèces ;
- la cohérence du mélange avec l’objectif.
Essais de mélanges conduits par la Chambre d’agriculture
Sarah présente des essais menés en 2018-2019 sur six mélanges, dans des systèmes avec interculture longue.
L’objectif était de partir de pratiques existantes, souvent à base de moutarde, et d’aller vers des mélanges permettant de mieux tirer parti des couverts.
Principes retenus
Dans la composition des mélanges :
- la moutarde classique a été volontairement peu utilisée, car son cycle est jugé trop court ;
- peu de céréales ont été mises, car les systèmes en comportent déjà beaucoup ;
- des crucifères ont souvent été intégrées pour capter les reliquats azotés.
Exemples de mélanges testés
Parmi les mélanges évoqués :
- lentille alimentaire + féverole + pois fourrager ;
- un mélange « témoin » représentatif des pratiques locales ;
- leers + radis fourrager ;
- gesse + avoine + radis fourrager ;
- fenugrec + vesce + moutarde d’Abyssinie ;
- vesce + navette + sarrasin.
Le sarrasin, bien qu’habituellement associé à des sols acides et à d’autres régions, a surpris positivement dans les essais.
Conditions climatiques
Les semis ont eu lieu autour du 20 août 2018. Après une période sèche, les pluies d’automne ont ensuite été favorables au maintien et au développement des couverts.
Résultats observés
Les photos et prélèvements montrent :
- de très bons développements de certains mélanges ;
- une très forte présence de moutarde d’Abyssinie dans certains cas, au point d’écraser les autres espèces ;
- une bonne couverture du sol et peu d’adventices quand le couvert s’est bien installé.
Éléments nutritifs captés
Les analyses montrent que les couverts ont pu capter des quantités importantes d’éléments minéraux, parfois autour de 100 unités d’azote.
Il est rappelé que :
- ce qui est mesuré est ce qui est présent dans la biomasse ;
- cela ne correspond pas directement à ce qui sera immédiatement restitué à la culture suivante ;
- une partie de cette matière organique se minéralisera plus lentement.
Les crucifères apparaissent particulièrement intéressantes pour la capture de la potasse et du phosphore, avec l’idée qu’elles peuvent remonter certains éléments depuis la profondeur.
Intérêt de laisser le couvert plus longtemps
Il est souligné qu’en l’absence de contrainte forte sur la date d’implantation de la culture suivante, il peut être très intéressant de laisser le couvert plus longtemps.
Entre une mesure faite en hiver et une autre au printemps, certaines espèces peuvent :
- doubler leur biomasse ;
- voire plus dans certains cas.
Le bénéfice est alors important pour un coût de départ identique.
Attention toutefois : si la destruction est trop tardive, il peut y avoir un risque de concurrence avec la culture suivante, notamment par faim d’azote si le couvert contient beaucoup de graminées riches en carbone.
Comment calculer la dose de semis d’un mélange ?
Le principe donné est simple : pour raisonner un mélange, on part de la dose en pur de chaque espèce, puis on l’ajuste en fonction du nombre d’espèces et de l’équilibre recherché.
La vidéo reste sur une logique pratique : le mélange doit être réfléchi, et non constitué en additionnant des espèces sans stratégie.
Restitution d’azote et services attendus
Les mesures présentées montrent que les légumineuses contiennent globalement autour de 3 à 3,5 % d’azote dans la matière sèche.
En pratique :
- plus on produit de biomasse sur une légumineuse, plus on stocke d’azote ;
- avec 3 à 4 t MS/ha de vesce, on peut atteindre autour de 120 unités d’azote dans la partie aérienne.
En ajoutant les racines, il y a encore de l’azote supplémentaire.
Il est précisé, en s’appuyant sur des références de l’INRA, qu’environ la moitié de cet azote pourrait devenir disponible pour les cultures dans l’année suivant la destruction, le reste se libérant plus progressivement.
Mise en place du couvert
Trois grands modes de semis sont évoqués.
Semis à la volée
Avantages :
- rapide ;
- peu coûteux.
Limites :
- implantation aléatoire ;
- peu adapté aux conditions sèches ;
- surtout valable pour les petites graines.
Techniques culturales simplifiées
Le semis en TCS est jugé intéressant, avec quelques points de vigilance :
- ne pas travailler plus profond que nécessaire ;
- éviter d’assécher le sol ;
- conserver une profondeur régulière ;
- rouler si besoin pour favoriser la levée ;
- surveiller les limaces si nécessaire.
Semis direct
Le semis direct permet :
- de ne pas travailler le sol ;
- de limiter la levée d’adventices ;
- de mieux préserver l’humidité.
Mais il faut faire attention :
- aux résidus de paille ;
- à la gestion du chaume après moisson.
Une photo transmise par Frédéric Thomas montre clairement que des pailles trop présentes au sol peuvent pénaliser fortement le développement du couvert, en immobilisant de l’azote pour leur décomposition.
L’implantation d’un couvert se prépare donc dès la moisson.
Destruction des couverts
Sarah présente ensuite des suivis réalisés chez des agriculteurs, pour comparer différentes modalités de destruction.
Pâturage ou broyage
Dans un essai, un couvert d’avoine et de vesce est soit :
- pâturé en avril ;
- soit broyé.
Les suivis de reliquats azotés montrent peu de différence au départ, puis des écarts plus marqués ensuite, avec finalement davantage d’azote disponible dans la modalité broyée à certaines dates.
L’interprétation reste prudente, mais l’idée est discutée que :
- le pâturage peut accélérer certains processus ;
- le broyage peut conduire à une autre dynamique de restitution.
Mathieu Marguerie complète en rappelant que le pâturage peut être intéressant pour transformer rapidement de la biomasse en déjections plus facilement minéralisables.
Labour ou destruction simplifiée
D’autres essais comparent :
- un couvert broyé puis labouré ;
- un couvert simplement broyé, avec moins de travail du sol.
Les résultats montrent que :
- le labour entraîne une minéralisation plus rapide de l’azote ;
- cela peut conduire à une disponibilité précoce, parfois avant que la culture suivante ne puisse en profiter ;
- à l’inverse, avec moins de travail du sol, la libération d’azote peut être plus tardive.
L’idée générale qui ressort est que le travail du sol influence fortement la dynamique de minéralisation.
Où trouver des semences ?
Quelques pistes sont données :
- les fournisseurs locaux habituels ;
- GPS ;
- Rodez ;
- Semences de Provence ;
- et surtout les échanges entre agriculteurs, notamment pour récupérer ou produire certaines semences de ferme.
Il est rappelé que le coût des semences est un vrai sujet économique, et que l’autoproduction partielle peut permettre de réduire le risque financier lié aux couverts.
En agriculture biologique, il faut utiliser des semences bio, ou à défaut des semences non traitées avec dérogation si nécessaire.
Couverts en lavande et lavandin
Une partie des échanges porte sur les couverts en systèmes lavande/lavandin.
Deux cas sont distingués :
- l’interculture avant plantation ;
- la couverture de l’inter-rang dans une culture déjà implantée.
Pour l’interculture avant plantation, des espèces comme l’avoine peuvent fonctionner.
Pour l’inter-rang, la prudence est plus forte car il faut éviter la concurrence vis-à-vis de la culture pérenne. Des essais ont été menés avec :
Le sainfoin est présenté comme une piste intéressante, notamment en mélange avec du leers pour assurer la couverture la première année.
Des essais sont en cours à Saint-Just, sur le plateau de Valensole, afin de mesurer les effets sur le sol et sur le rendement de la lavande.
Il est aussi mentionné que certains agriculteurs implantent la lavande en strip-till dans un couvert déjà en place.
Produire ses propres semences de couverts
Une question porte sur l’intérêt de récupérer la semence de ses couverts.
La réponse apportée est qu’il ne faut pas chercher à faire cela dans la parcelle de couvert elle-même si l’objectif est un service agronomique. En effet :
- aller jusqu’à la graine exporte une partie de l’azote ;
- cela change complètement l’objectif du couvert.
La logique proposée est plutôt de dédier une surface spécifique à la production de semences, séparée des parcelles où l’on cherche avant tout les services du couvert.
Conclusion
La conclusion du webinaire insiste sur plusieurs idées fortes :
- en conditions méditerranéennes, les couverts végétaux peuvent rendre de nombreux services, mais leur réussite dépend fortement du contexte ;
- il faut raisonner le choix des espèces, la date de semis, la disponibilité en eau, la présence d’azote et les objectifs recherchés ;
- les mélanges sont intéressants, mais seulement s’ils sont bien construits ;
- la réactivité et l’opportunisme sont essentielles, notamment en système sec : il faut être prêt à semer au bon moment ;
- plus les essais se multiplient dans des contextes variés, plus il sera possible de construire des références utiles à tous.
L’intervention se termine par un appel au partage d’expériences et à la poursuite des essais, en lien avec les agriculteurs, les structures de développement et les instituts techniques.