Un blé semé dans la luzerne - 1/3 - GIEE 3 Vallées

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À Saint-Christophe-sur-Avre, dans l’Eure, Christophe Marmion présente son système de blé semé dans un couvert permanent de luzerne et de trèfle blanc, développé au sein du GIEE 3 Vallées. Sur son exploitation de 114 ha, associée à un atelier ovin et de volailles, il cherche à sécuriser l’implantation des couverts malgré des étés secs. Le principe : implanter la luzerne sous colza, puis semer le blé dans ce couvert déjà en place. L’objectif est de protéger le sol, limiter le salissement et maintenir de la vie biologique. Christophe détaille ses choix techniques : désherbage raisonné, fertilisation modérée pour préserver les légumineuses, usage ponctuel de macérations d’ortie ou d’ail, et valorisation des couverts par le pâturage ovin. Il insiste aussi sur les limites du système, notamment la gestion des chardons et les aléas climatiques, tout en montrant une démarche pragmatique d’expérimentation.

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Résumé
À Saint-Christophe-sur-Avre, dans l’Eure, Christophe Marmion présente son système de blé semé dans un couvert permanent de luzerne et de trèfle blanc, développé au sein du GIEE 3 Vallées. Sur son exploitation de 114 ha, associée à un atelier ovin et de volailles, il cherche à sécuriser l’implantation des couverts malgré des étés secs. Le principe : implanter la luzerne sous colza, puis semer le blé dans ce couvert déjà en place. L’objectif est de protéger le sol, limiter le salissement et maintenir de la vie biologique. Christophe détaille ses choix techniques : désherbage raisonné, fertilisation modérée pour préserver les légumineuses, usage ponctuel de macérations d’ortie ou d’ail, et valorisation des couverts par le pâturage ovin. Il insiste aussi sur les limites du système, notamment la gestion des chardons et les aléas climatiques, tout en montrant une démarche pragmatique d’expérimentation.

Aujourd'hui nous nous rendons chez Christophe MARMION, Agriculture en Conservation des sols en Normandie !


Présentation de la ferme de Christophe Marmion

Cette vidéo a été tournée à Saint-Christophe-sur-Avre, dans l’Eure, sur l’exploitation de Christophe Marmion. Il y présente un système de cultures avec blé semé dans un couvert permanent de luzerne et de trèfle, ainsi que le contexte global de sa ferme.

L’exploitation couvre environ 114 hectares, répartis sur trois sites :

  • Les Barils, où se situe le siège de l’exploitation
  • Saint-Christophe-sur-Avre
  • Gournay-Beaulieu, en limite de l’Orne

À côté des cultures, Christophe Marmion a aussi un atelier d’élevage :

  • un atelier ovin de 80 mères, avec production d’agneaux de viande
  • une partie des agneaux est vendue en vente directe
  • l’autre partie est vendue à un boucher local à Verneuil-sur-Avre
  • un petit atelier de volailles de chair avec le syndicat Nord Volaille, dans un ancien bâtiment réaménagé
  • environ 3 000 volailles par an

Rotation et système de culture

La rotation de base est décrite comme un système assez classique pour la région :

  • blé
  • orge
  • colza

À cela se sont ajoutées, selon les périodes et les réussites :

  • de l’orge de printemps (arrêtée à cause d’échecs)
  • du maïs grain ou du maïs ensilage, avec des problèmes de salissement
  • des pois protéagineux
  • des féveroles
  • du sarrasin sur certains échecs de culture ou situations tardives

Les pois et féveroles servent aussi à produire des couverts et à apporter une ressource protéique pour l’élevage.

Pourquoi aller vers les couverts permanents

Christophe Marmion explique que, dans son approche de l’agriculture de conservation, il est convaincu qu’il faut un couvert pour le sol et pour la culture à venir. Pour lui, c’est un point devenu incontournable.

La difficulté principale rencontrée avec les couverts d’interculture est climatique : au moment de la moisson, il y a souvent une grosse période sèche, ce qui rend les implantations de couverts difficiles et aléatoires depuis plusieurs années.

L’intérêt du couvert permanent est donc de l’implanter l’année précédente dans une culture en place, le plus souvent dans le colza. Cela permet :

  • d’installer le couvert plus facilement
  • d’obtenir des levées plus régulières
  • d’éviter d’intervenir en plein été sec pour faire lever un couvert

Dans son cas, il implante principalement :

  • de la luzerne
  • un peu de trèfle blanc

Mise en place du couvert permanent dans le colza

Sur la parcelle montrée dans la vidéo, Christophe Marmion explique qu’il est intervenu l’année précédente dans un colza en mélangeant :

  • 7 kg de luzerne
  • 2,5 kg de trèfle blanc

L’objectif était d’installer le couvert permanent sous le colza. Le couvert a bien levé et s’est bien développé. Le résultat est jugé globalement correct.

Cependant, l’année a été compliquée pour les levées du colza :

  • levées très aléatoires
  • colza qui a mal démarré
  • salissement de la parcelle

Le couvert, lui, est bien présent, mais une problématique de chardons est apparue. Christophe Marmion explique qu’il va devoir désherber les chardons avec un produit qui va aussi détruire le couvert permanent. Ce n’était pas l’objectif initial, mais il estime qu’il faut parfois faire un choix radical.

Itinéraire technique du colza avec couvert permanent

Le colza est implanté début août avec les graines de luzerne et de trèfle.

Désherbage

Après le semis, il réalise un désherbage avec :

  • 1 litre de Novall

Il précise que ce produit est assez complet et qu’à petite dose, alors que la dose pleine est de 2,5 litres, il permet de conserver la luzerne et le trèfle du couvert permanent.

Ce passage permet de :

  • limiter le salissement au départ
  • laisser le temps au colza et au couvert de produire de la biomasse
  • couvrir le sol et limiter les levées d’adventices par manque de lumière

L’intervention se fait juste après le semis, ou le matin avec la rosée, dans de bonnes conditions de fraîcheur.

Si tout s’est bien passé, il n’y a généralement pas besoin d’autre désherbage automnal. Si nécessaire, il peut intervenir vers le 15 novembre. Il cite aussi une spécialité appelée Ielo (transcription incertaine), mélange de Kerb et d’un anti-dicotylédones, mais qui a l’inconvénient de fortement impacter le couvert permanent, voire de le faire disparaître.

Fertilisation

La fertilisation azotée est classique pour la région :

  • entre 150 et 160 unités d’azote

Il évite toutefois d’aller trop haut, car les légumineuses du couvert permanent supportent mal les fortes doses d’azote.

Protection fongicide et insecticide

Il réalise :

  • un petit fongicide

Concernant les insecticides, il insiste sur le fait qu’il ne les utilise pas systématiquement. Depuis qu’il pratique l’agriculture de conservation, il préfère ne les employer qu’en dernier recours, en « pompier », uniquement en cas de forte attaque.

Il explique qu’en observant davantage la vie du sol et les équilibres biologiques, il s’est rendu compte qu’en détruisant un ravageur, on détruit aussi plusieurs auxiliaires. Il préfère donc éviter autant que possible les interventions insecticides systématiques.

Potentiel de rendement du colza

Sur son secteur, il considère qu’un objectif réaliste est d’environ :

  • 3 t/ha soit environ 30 quintaux

Les 40 quintaux sont présentés comme un objectif très élevé, presque « le graal ». Il constate comme beaucoup une tendance à la baisse des rendements sous l’effet des sécheresses et des aléas climatiques.

Après récolte du colza

Après la moisson, le couvert de luzerne et de trèfle se développe. Sur la parcelle présentée, il n’y a eu qu’un :

  • coup de broyeur

Le colza était très sale, et ce broyage a permis d’aplanir un peu la situation. Christophe Marmion explique aussi que ce broyage a eu un effet positif sur la luzerne : comme une pelouse, le fait de la broyer l’a redynamisée, et elle est repartie de plus belle. Au moment du semis du blé, il dit disposer d’un très beau couvert de luzerne.

Itinéraire technique du blé semé dans la luzerne

Le blé présenté dans la vidéo est semé dans ce couvert permanent.

Gestion avant semis

Avant le semis, il intervient avec :

  • 1,5 litre de glyphosate

L’objectif est de :

  • détruire les adventices en place
  • calmer un peu le couvert permanent

Désherbage du blé

En post-levée, il utilise un herbicide de type :

  • Mercure
  • ou équivalent de Prowl / Défi, avec un peu de matière active supplémentaire selon les cas

Il explique que l’association :

  • effet du couvert
  • effet herbicide
  • effet glyphosate avant semis

permet généralement de bien gérer la situation.

Fertilisation

Sur blé sous couvert permanent, il va plutôt jusqu’à :

  • 140 unités d’azote maximum

Protection fongicide

Il réalise :

  • un petit fongicide

Il évoque aussi ses essais de macérations de plantes, notamment d’ortie, pour accompagner la culture.

Les macérations d’ortie

Christophe Marmion explique avoir testé les macérations de plantes avec des résultats intéressants. Il avait toutefois mis cela de côté à un moment, notamment pour des raisons de coût et de temps :

  • environ 25 €/ha
  • avec trois passages

Il a ensuite trouvé plus simple de faire un passage chimique unique. Mais il revient aujourd’hui vers ces pratiques, notamment dans le cadre du GIEE.

      1. Fabrication

La macération est réalisée à partir :

  • d’ortie fraîche
  • coupée avant floraison

La préparation décrite est la suivante :

  • 100 kg d’ortie
  • pour 100 litres d’eau
  • de préférence une eau non traitée, type eau de puits

La fermentation est menée en anaérobie dans un bac rendu étanche. Il explique son système :

  • il découpe les orties
  • il les met dans le bac
  • il remplit d’eau
  • il referme avec un couvercle modifié
  • il utilise une chambre à air gonflée pour assurer l’étanchéité

La fermentation dure généralement :

  • 10 à 12 jours

Quand cela ne bulle plus, la préparation peut être filtrée. Elle est ensuite conservée dans un bac noir, à l’abri de la lumière. La conservation reste cependant un point délicat, notamment selon les températures. Il indique d’ailleurs que sa macération de l’année semble s’être un peu oxydée.

      1. Utilisation

Ces macérations sont appliquées après des interventions qui stressent la plante, par exemple après un désherbage, pour aider le blé à repartir.

Il les applique en général :

  • après le désherbage du blé
  • à la sortie de l’hiver pour réveiller et fortifier la plante
  • en fin de cycle, à dernière feuille étalée

Dose indiquée :

  • dilution à 10 %
  • environ 5 litres par hectare
  • dans 50 litres d’eau

Il considère que ces macérations permettent de remettre la culture dans une dynamique de bonne santé.

Potentiel de rendement du blé

Pour ses prévisions économiques et techniques, Christophe Marmion se cale sur :

  • 65 quintaux/ha

Selon les parcelles, il peut faire :

  • 75 q/ha
  • 80 q/ha
  • ou parfois 50 q/ha

Il retient donc 65 quintaux comme moyenne de travail.

Exemple d’orge derrière blé

Christophe Marmion présente aussi une parcelle d’orge implantée derrière blé.

Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un couvert permanent mais d’un couvert d’interculture implanté après un travail superficiel du sol. Il explique avoir observé de meilleures levées de couverts quand le sol est un peu travaillé, surtout pour les petites graines comme :

  • radis
  • phacélie

Il précise qu’il n’est pas « anti travail du sol » et qu’un léger travail est selon lui pertinent en plein été, car la vie du sol est alors ralentie par la sécheresse.

Implantation du couvert

Le semis des couverts se fait :

  • avec un semoir à engrais pour les grosses graines comme pois ou féverole
  • avec un distributeur de petites graines monté sur l’outil à disques pour les petites graines

Le couvert implanté faisait environ une dizaine de centimètres, avec un peu d’eau, mais n’était pas aussi développé qu’espéré.

Semis de l’orge

Avant semis, il passe :

  • un glyphosate pour détruire le couvert et les adventices
  • en général 8 à 10 jours avant le semis

Puis il sème l’orge. Le désherbage à 2-3 feuilles se fait avec des matières actives comparables à celles utilisées sur blé.

Jaunisse et pucerons

Sur orge, il évoque la problématique actuelle de la jaunisse depuis la disparition du Gaucho. Cela conduit souvent les agriculteurs à appliquer un insecticide pour éviter les piqûres de pucerons.

Avec le GIEE, ils testent une macération d’ail huileuse :

  • ail mis à macérer dans l’huile
  • puis filtration et incorporation avec de l’eau
  • base de travail autour de 1 kg d’ail par hectare

L’objectif est un effet répulsif. Cette piste est testée aussi contre les altises du colza. Lui-même l’a essayée sur orge en même temps que le désherbage, à la place d’un insecticide classique.

Au moment de la vidéo, il n’a pas encore remarqué trop de piqûres, mais il reste prudent car la pression n’est peut-être pas celle de l’année précédente.

Fertilisation et rendement de l’orge

Sur orge, il prévoit :

  • 130 à 140 unités d’azote

Il se cale sur un objectif de :

  • 65 quintaux/ha

Pour la protection fongicide, il prévoit plutôt :

  • deux demi-doses

que

  • une grosse application unique

Sols et apports organiques

Les sols présentés sont décrits comme :

  • assez graviers
  • pas des terres très battantes
  • avec beaucoup de petits cailloux

Les analyses donnaient environ :

  • 3,2 % de matière organique

Christophe Marmion explique que ces parcelles ont reçu différents apports organiques selon les périodes :

  • fumier de cheval provenant d’un centre équestre
  • compost de déchets verts de la plateforme du SETOM à Verneuil

Comme ces parcelles sont éloignées du siège, il évite d’y ramener le fumier de l’exploitation. Les échanges paille/fumier se font plutôt sur les parcelles proches de la ferme.

Intérêt des pois et féveroles dans le système

Sur une autre parcelle, il présente un blé derrière pois, avec aussi une bande de féverole. Ce type d’itinéraire peut aussi être réalisé en conventionnel, et reste assez classique localement.

Il attire l’attention sur la bande de féverole :

  • avec seulement 1,5 l de glyphosate, les féveroles ne sont pas totalement détruites
  • elles sont jaunies, mais encore vivantes
  • on voit encore des racines blanches et des nodosités

Il souhaite observer la différence entre :

  • le blé derrière pois
  • le blé derrière féverole

Pour l’instant, il ne juge pas nécessaire de détruire immédiatement la féverole restante. Il estime que le blé n’a pas encore besoin de cet azote tout de suite et que le relargage serait mal valorisé à ce stade. Si besoin, il interviendra au printemps. Il mentionne aussi que certains collègues en bio récoltent les deux ensemble.

Place de l’élevage ovin dans le système

Christophe Marmion insiste sur l’intérêt de l’élevage ovin dans une logique d’agriculture de conservation.

Il explique avoir visité le système de Frédéric Thomas et de Christophe (nom mal transcrit dans la vidéo), ce qui l’a marqué, notamment sur la conduite débridée des ovins et la capacité à faire pâturer dehors sans bâtiment lourd.

Cela l’a amené à transposer chez lui le pâturage des couverts. Il utilise pour cela des :

  • filets électriques de 50 mètres

Le principe est de créer des carrés de pâturage d’environ 50 m × 50 m pour faire du pâturage dynamique. Quand les animaux ont terminé une zone, ils passent dans la suivante, puis la clôture est déplacée.

Il y voit plusieurs avantages :

  • remise des animaux en plaine
  • valorisation des couverts
  • faible charge de travail
  • bonne image de l’agriculture auprès du voisinage

Il souligne aussi un avantage essentiel : en agriculture de conservation, tout ne réussit pas toujours. Lorsqu’un couvert ou une culture est raté, la présence des ovins permet malgré tout de valoriser la biomasse. C’est, pour lui, un vrai plus du système.

Le semoir utilisé

Christophe Marmion présente le semoir acheté en 2016 lorsqu’il s’est lancé dans cette technique.

Il explique être venu à l’agriculture de conservation aussi parce que son matériel de travail du sol arrivait en fin de course :

  • la charrue devenait obsolète
  • il voulait limiter le temps passé au tracteur
  • il cherchait une solution cohérente pour travailler davantage seul

Il a alors :

  • vendu son combiné de semis
  • vendu sa charrue
  • investi dans ce semoir pour environ 32 000 €

Il précise avoir bénéficié d’un :

  • PVE
  • avec environ 6 000 € d’aide

Son point de vue sur la machine

Il estime que ce n’est pas forcément la meilleure machine, mais que le rapport qualité-prix lui semblait bon. Il compare avec un semoir Sky, plus connu, mais avec environ 20 000 € d’écart.

Les éléments semeurs sont ici :

  • indépendants

Alors que sur le Sky, ils sont montés sur un système pendulaire.

Le semoir possède :

  • une trémie avant, plutôt pour l’engrais
  • une trémie arrière, plus importante, pour la semence

Il note cependant que, contrairement au Sky, les deux produits sont injectés dans le même flux, ce qui l’avait interrogé au départ, même si dans les faits cela fonctionne bien.

Disques et dents

Il explique que ce semoir à disques est bien adapté quand on veut semer dans de gros couverts. C’est même l’une des raisons de son choix.

Il reconnaît cependant que :

  • dans certains couverts, avec pois, vesce ou végétation filandreuse, il peut y avoir des bourrages
  • les disques passent souvent mieux dans les gros couverts
  • mais les dents gardent aussi un intérêt, notamment pour implanter du colza en conditions sèches, car elles refont un peu de terre fine

Il conclut que les deux logiques peuvent être complémentaires sur une exploitation.

Le GIEE 3 Vallées

Christophe Marmion présente enfin le GIEE 3 Vallées, groupe d’une dizaine d’agriculteurs, principalement dans l’Orne.

La thématique de départ du groupe était :

  • les couverts permanents

Puis d’autres sujets se sont ajoutés :

  • les macérations huileuses d’ail contre les altises
  • les macérations d’ortie
  • les tas de compost
  • toutes les pistes permettant de réduire la chimie dans le système
  • un projet CASDAR sur la substitution du glyphosate
  • le semis de couverts à la volée avant récolte, pour répondre au problème des couverts d’été qui lèvent mal

Le groupe travaille donc sur différentes pistes techniques pour faire évoluer les systèmes tout en restant fonctionnels dans les conditions locales.

Ce qu’il faut retenir

À travers cet exemple de blé semé dans la luzerne, Christophe Marmion montre un système où :

  • le couvert permanent est installé le plus souvent sous colza
  • la luzerne et le trèfle servent à sécuriser la couverture du sol
  • le blé est semé dans un couvert vivant, simplement calmé avant implantation
  • la gestion repose sur un compromis entre couverture du sol, maîtrise des adventices, fertilisation modérée et observation
  • l’élevage ovin apporte une souplesse supplémentaire en valorisant les biomasses
  • les essais de macérations et les travaux du GIEE cherchent à réduire les intrants et à améliorer la résilience du système

L’ensemble reste très pragmatique : Christophe Marmion insiste plusieurs fois sur le fait qu’il faut observer, tester, adapter, et parfois faire des choix radicaux quand une impasse technique apparaît, comme ici avec le problème de chardons.