Semoir direct GASPARDO Gigante Pressure - SIMA 2019
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Présentation du Semoir GASPARDO Gigante Pressure - SIMA 2019
Le modèle GIGANTE dispose d'une grande capacité opérationnelle et en conséquence d'une productivité élevée, avec un châssis repliable pour un transport aisé sur route. Autonomie élevée et temps morts pratiquement nuls, unis au système précis de distribution pour une efficacité aux niveaux maximums.
Présentation sur le stand Maschio Gaspardo au SIMA 2019
Sur le stand Maschio Gaspardo, à l’occasion du SIMA 2019, Victor Asselin présente la gamme de semis direct pour la France. Il explique s’occuper spécifiquement de cette activité, à la fois sur les aspects marketing, communication, mise en relation, conseil et accompagnement des agriculteurs, uniquement sur la gamme semis direct.
Ingénieur agronome de formation et fils d’agriculteur, il insiste sur le fait que le semis direct constitue aujourd’hui un projet majeur chez Maschio Gaspardo. Le constructeur mise sur cette technique comme une voie d’avenir pour les agriculteurs et pour l’agriculture française.
Le semis direct, un axe stratégique pour Maschio Gaspardo
Le semis direct est présenté comme un savoir-faire historique de la marque. Maschio Gaspardo dispose déjà d’une base importante de machines en service en France, avec plus de 200 semoirs en fonctionnement. L’année 2019 marque d’ailleurs les 30 ans du semoir direct de la marque.
L’objectif affiché est de remettre cette technologie au goût du jour, car les besoins des agriculteurs sont de plus en plus présents dans toutes les régions françaises.
Les besoins rencontrés par les agriculteurs
Selon la présentation, les problématiques sont globalement les mêmes partout en France :
- la gestion des adventices résistantes, notamment le vulpin et le ray-grass ;
- la dégradation de la qualité des sols ;
- la baisse du taux de matière organique ;
- la diminution de la fertilité ;
- les enjeux sociétaux autour de la qualité de l’eau et de l’environnement ;
- la hausse des coûts d’intrants, qu’il s’agisse du carburant, des engrais ou des produits phytosanitaires ;
- les difficultés économiques des exploitations ;
- les effets du réchauffement climatique.
Maschio Gaspardo explique vouloir apporter des solutions non seulement en termes de machines, mais aussi en termes d’accompagnement. L’entreprise se dit prête à accompagner des agriculteurs partout en France, depuis les premiers pas jusqu’à des systèmes plus aboutis en semis direct.
Principe de l’élément semeur
L’élément semeur est présenté comme le cœur de la machine. Son fonctionnement repose sur trois étapes :
- ouverture du sol avec un disque ;
- dépôt de la graine avec un soc ;
- fermeture du sillon avec une roulette.
L’ensemble est piloté pour ouvrir le sol avec un minimum de perturbation.
Le disque ouvreur est faiblement incliné, avec 2° d’orientation, afin d’ouvrir le sol sans perturber l’horizon. Le but est de semer en déplaçant très peu de terre. Il est précisé que moins de 5 % de la surface du sol est travaillée.
Le disque est crénelé, ce qui améliore la motricité dans le sol et facilite la coupe des résidus végétaux, comme les pailles, tout en nettoyant le fond du sillon.
Le soc, placé au contact du disque, amène simplement la graine dans le fond du sillon. Il crée une très faible quantité de terre déplacée, décrite comme une petite « gibelotte » de terre, de moins d’un centimètre de large, située du côté extérieur au disque.
Cette terre est ensuite reprise par la roulette de fermeture. Celle-ci est de forme tronconique, ce qui permet de remettre de la terre sur la graine et de créer un contact terre-graine optimal.
La fermeture du sillon
La fermeture du sillon est décrite comme un point essentiel en semis direct. La roulette de fermeture est montée sur un système indépendant, avec une pression réglable de 20 à 80 kg.
L’objectif est de garantir une bonne fermeture du sillon, y compris dans des situations où les systèmes traditionnels rencontrent des difficultés.
Réglage de profondeur et indépendance des éléments
Le réglage de la profondeur se fait par roue de jauge en caoutchouc. Ce principe est présenté comme bien connu chez Maschio Gaspardo, notamment sur les semoirs monograines.
Un axe permet de régler la profondeur de semis, avec une plage allant de 0 à 8 cm.
Tous les éléments semeurs de la gamme sont indépendants. Cette indépendance concerne aussi la pression, point jugé très important pour pouvoir travailler dans tous les types de sols.
La pression appliquée sur l’élément semeur
La machine dispose d’une capacité de pression totale de 250 kg par élément :
- 100 kg apportés par le châssis ;
- 150 kg apportés par le ressort de pression.
Cette force permet, selon la présentation, de pénétrer dans pratiquement tous les types de sols.
Les pièces d’usure
En semis direct, l’usure se concentre principalement sur le soc. C’est là que se regroupent les efforts qui, dans un système traditionnel, seraient répartis sur plusieurs organes.
Le soc dispose de deux réglages de rattrapage d’usure :
- un premier réglage par deux boulons permettant d’abaisser l’ensemble du soc ;
- un second réglage, par une vis, qui plaque le soc contre le disque.
Ce second réglage permet aussi d’éviter que des résidus végétaux, comme des cannes de maïs ou d’autres débris, ne se coincent entre le soc et le disque.
D’après les conditions de travail, le soc est à remplacer entre 800 et 1 000 hectares. Le disque, lui, est donné pour environ 1 500 à 2 000 hectares. Le soc est en fonte afin de limiter l’usure prématurée.
Les points de graissage
Trois graisseurs sont mentionnés sur l’élément :
- un sur le pivot de la roue de jauge ;
- un pour supporter les contraintes principales de l’élément semeur ;
- un sur le ressort de la roulette de fermeture.
Les fréquences d’entretien annoncées sont les suivantes :
- certains points sont à graisser tous les jours ou tous les 50 hectares ;
- d’autres après chaque campagne de semis.
Sur les sols argileux, les graisseurs peuvent être regroupés de chaque côté du semoir pour faciliter l’entretien.
Les conditions d’utilisation
L’élément semeur est présenté comme capable de travailler dans quatre grandes situations :
- en semis direct sur chaumes, notamment chaumes de maïs, de blé ou de colza ;
- sous couverts végétaux, qu’ils soient annuels ou permanents, détruits ou non, y compris des couverts de plus d’un mètre de haut ;
- en TCS, pour des agriculteurs souhaitant aller progressivement vers le semis direct ;
- en régénération de prairies pour les éleveurs, notamment pour réintroduire des légumineuses et redynamiser les prairies.
Le principe reste le même : la machine ne doit pas travailler le sol, mais simplement déposer la graine dans de bonnes conditions.
La gamme de semoirs directs
L’élément semeur se retrouve sur l’ensemble de la gamme. Trois grandes versions sont citées :
- une version mécanique de 3 mètres, le modèle le plus simple ;
- une version pneumatique de 3 mètres, avec distribution pneumatique et entraînement électrique ;
- le Gigante Pressure, en versions 4, 5 et 6 mètres, avec distribution pneumatique et entraînement électrique.
Le Gigante Pressure est présenté comme le modèle le plus abouti de la gamme et celui qui couvre la majorité des besoins en France.
Les particularités du Gigante Pressure
L’un des éléments distinctifs du Gigante Pressure est sa trémie placée à l’avant du châssis. Ce choix répond à quatre objectifs principaux :
- réduire la hauteur de remplissage ;
- faciliter la vidange ;
- assurer un report de charge sur le tracteur ;
- améliorer l’accès aux doseurs.
Sur une version de 4 mètres, la hauteur de remplissage reste accessible. Cela permet de remplir facilement avec un tracteur équipé d’une fourche ou avec des big-bags.
La hauteur de vidange permet également de positionner facilement un contenant sous la machine.
Le report de charge atteint environ 3 tonnes sur le tracteur, ce qui améliore la motricité. Comme la machine a besoin de poids pour exercer de la pression, ce report de charge est jugé important pour éviter le patinage du tracteur.
Enfin, les doseurs étant à hauteur d’homme, leur réglage et leur accessibilité sont facilités.
La trémie et la distribution
Chaque trémie est compartimentée en deux. La répartition annoncée est de type 2/3 – 1/3. Sur le Gigante Pressure, les volumes indiqués sont de 2 208 litres au total, avec environ 1 200 litres pour le grand compartiment et 1 008 litres pour le plus petit.
La trémie est mise sous pression. Cela permet d’éviter les variations de débit et d’améliorer la régularité d’alimentation, en maintenant la même pression dans les tuyaux et dans la trémie.
Les compartiments peuvent recevoir différents produits :
- des espèces pures ;
- des mélanges d’espèces ;
- de l’engrais.
Le système est donc conçu pour offrir une grande polyvalence.
Pilotage électronique et doseurs
La machine reçoit les informations de vitesse via un système GPS. Ces données sont envoyées à un boîtier de contrôle en cabine, puis transmises aux doseurs électriques.
Le débit est ajusté en fonction de la vitesse d’avancement et du type de doseur monté, afin d’obtenir la densité souhaitée.
Quatre doseurs sont fournis de série :
- un pour les petites graines, comme la moutarde, le colza ou le trèfle ;
- un pour les graines moyennes ou les densités intermédiaires ;
- un pour les fortes densités ;
- un spécifique à l’engrais.
Le changement de doseur est présenté comme simple et rapide : il suffit d’enlever la courroie d’entraînement de l’agitateur, puis quelques fixations.
Vidange de la trémie
La vidange peut se faire :
- soit par une trappe dédiée ;
- soit sous le doseur.
Le système est conçu pour récupérer facilement les semences ou l’engrais restant dans la trémie.
La deuxième tête de répartition
La présentation insiste sur une nouveauté apparue fin 2018-début 2019 : la deuxième tête de répartition.
Avec les deux trémies sous pression, les deux systèmes de dosage et les têtes de répartition, la machine peut semer deux produits différents :
- à deux densités différentes ;
- à deux profondeurs différentes ;
- sur deux rangs distincts.
L’exemple donné est celui d’un semis associé de colza et de féverole :
- le colza à 2 ou 3 cm de profondeur, à environ 2 à 3 kg/ha, avec 36 cm d’écartement ;
- la féverole entre les rangs, à 5 ou 6 cm de profondeur, à une densité beaucoup plus élevée, en quinconce.
L’écartement indiqué sur cette machine est de 36 cm entre rangs, avec 18 cm entre deux lignes de distribution alternées. Une version en 15 cm existe également sur le semoir 3 mètres.
Dégagement sous châssis
Le dégagement sous châssis est annoncé à 60 cm. Ce point est présenté comme essentiel pour pouvoir circuler dans tout type de couvert végétal et dans des conditions chargées en résidus.
Les principales options
Sur le Gigante Pressure, les principales options mentionnées sont :
- les traceurs ;
- la deuxième tête de répartition ;
- les herses de recouvrement.
D’autres options plus mineures existent également.
Le report de charge et la capacité
La machine bénéficie d’un report de charge de 3 tonnes sur le tracteur, afin d’améliorer la motricité.
La trémie de grande capacité est un autre point fort mis en avant, avec ses 2 208 litres répartis en deux compartiments.
L’accompagnement proposé par Maschio Gaspardo
Au-delà de la machine, Maschio Gaspardo souhaite accompagner les agriculteurs dans la transition vers le semis direct.
Trois formes d’accompagnement sont présentées.
Les formations
À partir du printemps 2019, des formations agronomiques sur le semis direct doivent être mises en place en concession. Elles sont organisées sous forme de petits groupes d’environ 15 personnes maximum.
Ces formations, assurées avec des intervenants spécialisés, ont pour objectif de transmettre :
- les clés du semis direct ;
- les pièges à éviter ;
- les solutions pour réussir la transition ;
- des éléments de compréhension sur les machines.
Les démonstrations
Les démonstrations au champ constituent le deuxième pilier. Plus de 60 démonstrations ont été réalisées l’année précédente sur l’ensemble du territoire, et plus de 100 sont prévues pour 2019.
L’idée est de montrer les machines en conditions réelles de travail.
La mise en relation entre agriculteurs
Le troisième axe est la mise en relation. Des fermes de référence sont suivies un peu partout en France, à la fois sur les plans agronomique et économique.
Ces exploitations peuvent être mises en contact avec des agriculteurs qui se posent des questions. L’objectif est de favoriser les échanges d’expérience, d’apprendre des réussites comme des erreurs, et d’éviter certains pièges déjà rencontrés localement.
La vision portée par la marque
La conclusion de la présentation est claire : Maschio Gaspardo croit fortement au semis direct. La marque le considère comme une solution d’avenir pour les agriculteurs qui veulent construire une exploitation durable et rentable sur le long terme.
Face aux problèmes actuels de l’agriculture française, le semis direct est présenté comme l’une des réponses possibles, et l’ambition de la marque est de le remettre pleinement à l’ordre du jour.