Atelier de crise - Que faire sur la vigne après le gel ?
![]()
- Atelier de crise
Que faire sur la vigne après le gel ?
Ne pas rester sans réagir !
Avec Marceau Bourdarias, Konrad Schreiber et bien d'autres ! Comment intervenir pour relancer une récolte (même amoindrie) et préparer les travaux de taille de l'automne prochain.
Différentes stratégies a appliquer sur les tailles longues et les tailles courtes seront abordées sous l'angle physiologique et pratique.
En partenariat avec Arbre & Paysage 32 & La Belle Vigne.
Introduction
Cet atelier de crise est consacré à une question très concrète et urgente : que faire sur la vigne après le gel ? L’échange est animé par Marceau Bourdarias, avec la participation de Konrad Schreiber, Hervé Covès, Nicolas de Rieux et Éric Schmidt, dans le cadre des réflexions portées autour de l’agroécologie et du réseau Label Vigne.
Le point de départ est une situation jugée grave et de plus en plus fréquente : des chocs climatiques violents, précoces, difficiles à anticiper et à gérer. Le gel n’est pas envisagé ici comme un incident isolé, mais comme un symptôme d’un contexte plus large où s’additionnent les difficultés : gel, grêle, sécheresse, et aussi crise économique du secteur viticole.
L’objectif de l’atelier est double :
- comprendre comment la vigne fonctionne face au gel ;
- réfléchir à ce qui peut améliorer sa résistance et surtout sa résilience, c’est-à-dire sa capacité à repartir après un stress.
Une approche agroécologique de la crise
Dès l’ouverture, il est rappelé que la réponse au gel ne peut pas se limiter à une intervention ponctuelle. L’enjeu est de replacer la vigne dans une compréhension globale de son milieu.
Konrad Schreiber insiste sur trois grands piliers de l’agroécologie :
- le sol et l’agronomie ;
- la physiologie du végétal ;
- les éléments de liaison dans le paysage : arbres, champignons, mycorhizes, flux microbiens, flux d’eau.
Selon lui, l’agroécologie suppose d’identifier les bonnes et les moins bonnes pratiques afin d’éviter de se retrouver démuni lors des crises. Il ne s’agit plus d’être dans une logique de lutte simple, mais dans une logique de compréhension générale de la plante dans son environnement.
L’idée centrale est que la bonne santé de la vigne dépend :
- d’une nutrition correcte ;
- d’un environnement fonctionnel ;
- de bons réflexes de conduite ;
- et d’une capacité à travailler avec les processus du vivant plutôt que contre eux.
Tous les vignobles ne réagissent pas de la même manière
Marceau Bourdarias rappelle immédiatement qu’il n’existe pas de réponse uniforme. Les situations sont très diverses :
- selon les cépages ;
- selon les terroirs ;
- selon les expositions ;
- selon le stade de développement au moment du gel.
Il cite par exemple des différences de sensibilité variétale :
- à Bordeaux, un cabernet résiste généralement mieux qu’un merlot ;
- dans le Vaucluse, un mourvèdre résiste mieux qu’un grenache ou d’autres cépages plus précoces.
Le gel survenu est décrit comme un gel très précoce, intervenu au moment du débourrement. Or toutes les vignes n’étaient pas au même stade :
- certaines avaient des bourgeons encore peu sortis ;
- d’autres avaient déjà des pousses de plusieurs centimètres avec plusieurs feuilles étalées.
Cette précocité est présentée à la fois comme dramatique et comme potentiellement moins grave qu’un gel plus tardif, car la plante a encore du temps pour réagir.
Le rôle central des réserves de la vigne
Le cœur de l’analyse physiologique porte sur les réserves accumulées par la vigne l’année précédente.
Marceau Bourdarias explique que les pousses gelées au printemps sont issues de bourgeons préformés durant la saison passée. Leur développement initial repose sur les réserves mises en stock entre la véraison et la chute des feuilles.
Ces réserves jouent plusieurs rôles vitaux :
- assurer la résistance hivernale ;
- alimenter le démarrage printanier ;
- permettre à la plante de repartir après une agression comme le gel, la grêle ou une attaque cryptogamique.
Il insiste sur un point important : si le gel intervient tôt, la quantité d’énergie déjà dépensée pour les jeunes pousses reste relativement modeste. En d’autres termes, sur beaucoup de situations, la vigne n’a pas encore épuisé une grande part de ses réserves. Cela laisse un potentiel de redémarrage.
En revanche, toutes les vignes ne disposent pas du même stock énergétique. Ce stock dépend de la saison précédente :
- une vigne avec beaucoup de feuilles, une bonne exposition lumineuse et une photosynthèse efficace a davantage de réserves ;
- une vigne ayant porté beaucoup de raisin avec peu de surface foliaire et des sarments courts a souvent moins de réserves.
Le gel est donc plus problématique à long terme sur :
- des vignes peu vigoureuses ;
- des vignes avec peu d’énergie en stock ;
- des vignes trop chargées en bourgeons.
Le gel perturbe aussi les équilibres hormonaux
Au-delà de la question énergétique, le gel provoque aussi un bouleversement hormonal.
Les rameaux en croissance produisent des hormones qui structurent la relation entre la partie aérienne et le système racinaire. Tant que la vigne n’a pas suffisamment de feuilles fonctionnelles, elle vit principalement sur ses réserves et sur la montée de sève brute. La sève élaborée descendante n’entre vraiment en jeu qu’à partir d’environ cinq ou six feuilles étalées, quand la photosynthèse devient active.
Le gel vient donc retarder :
- la mise en route normale de cette relation entre feuilles et racines ;
- le moment où la vigne pourra pleinement profiter de la minéralisation du sol.
C’est pourquoi Marceau Bourdarias met en garde contre certaines réactions trop rapides, notamment les apports d’azote juste après le gel. Selon lui :
- la vigne n’est pas en mesure d’en profiter immédiatement ;
- cet azote risque surtout d’être capté par les couverts ou l’enherbement ;
- et il peut ensuite conduire à une croissance exubérante, défavorable à la résistance et à la résilience.
Réserves, sucres et minéraux : des facteurs de résistance au gel
Les réserves ne servent pas seulement à redémarrer. Elles interviennent aussi dans la résistance au froid.
La vigne hydrolyse une partie de ses réserves en sucres, qui jouent un rôle d’antigel. À cela s’ajoute le rôle des minéraux. Marceau Bourdarias souligne qu’une vigne bien alimentée, enracinée dans un sol vivant et fonctionnel, peut être davantage chargée en minéraux au moment du débourrement. Or cette charge minérale contribue aussi à la résistance au gel.
Cela renvoie directement à la qualité agronomique du système :
- fertilité du sol ;
- activité biologique ;
- minéralisation équilibrée ;
- capacité du système racinaire à accéder à une diversité d’éléments.
Pour lui, la résilience observée aujourd’hui est en partie l’héritage de la saison précédente et de la qualité de fonctionnement du vignoble.
Une vigne résiliente est une vigne équilibrée
L’atelier insiste sur une idée forte : la résilience se prépare avant la crise.
Une vigne capable de bien résister ou de bien repartir est une vigne dont la charge en bourgeons est adaptée à sa vigueur. Il faut que le nombre de rameaux laissés à la taille corresponde à la capacité réelle de la plante à les nourrir.
Marceau Bourdarias critique certaines stratégies anti-gel consistant à laisser des baguettes très longues, puis à les recouper ensuite. Selon lui, cette pratique donne souvent plus d’échecs que de réussites, car :
- elle consomme inutilement de l’énergie ;
- elle provoque des sorties hétérogènes ;
- et elle ne protège pas réellement contre tous les types de gel.
Plus largement, il rappelle qu’une plante trop poussée ou déséquilibrée n’est pas forcément une plante plus résiliente. Il faut distinguer :
- la vigueur ;
- et la vitalité.
Une forte croissance végétative ne signifie pas forcément une meilleure santé ni une meilleure capacité à surmonter les stress.
Comprendre les différents types de bourgeons
Pour décider quoi faire après le gel, il faut comprendre la structure des bourgeons de la vigne.
Marceau Bourdarias distingue plusieurs catégories :
- Les bourgeons latents : ce sont les bourgeons visibles sur les sarments, formés à l’aisselle des feuilles l’année précédente. Ils contiennent les organes préformés et sont les plus susceptibles de porter des inflorescences.
- Les bourgeons de la couronne : situés à la base des sarments conservés.
- Les bourgeons cryptiques : bourgeons enfouis dans le vieux bois, souvent issus d’anciens bourgeons jamais développés, capables de repartir en cas de problème.
Dans un bourgeon latent, on trouve en réalité plusieurs niveaux :
- un bourgeon principal, généralement le plus fructifère ;
- un ou plusieurs bourgeons secondaires, moins fructifères mais souvent encore capables de produire ;
- parfois un troisième bourgeon, généralement peu ou pas fructifère.
Le message important est que tout n’est pas forcément perdu après le gel. Même si le bourgeon principal a été détruit, les bourgeons secondaires peuvent encore repartir, avec une certaine fertilité.
L’initiation florale s’est jouée l’année précédente
La capacité d’un bourgeon à produire des fleurs ne se décide pas au printemps du gel, mais en grande partie pendant la saison précédente.
L’initiation florale commence environ dix à quinze jours avant la floraison et se poursuit jusqu’à l’automne. Elle dépend notamment :
- de l’équilibre général de la vigne ;
- de la charge laissée ;
- de l’exposition des bourgeons à la lumière.
Marceau Bourdarias insiste sur ce point : les bourgeons ont besoin de lumière pour bien préparer la future fructification. Cela signifie qu’une végétation trop entassée ou trop ombragée compromet non seulement la récolte de l’année, mais aussi le potentiel de l’année suivante.
Les entre-cœurs : utiles pour refaire des feuilles, mais peu fructifères
Le développement des entre-cœurs est aussi expliqué.
Sur chaque rameau, à l’aisselle des feuilles, peuvent se former des bourgeons anticipés, qui donnent des entre-cœurs pendant la saison de croissance. Ces entre-cœurs ne sont pas préformés l’année précédente comme les bourgeons latents.
Après le gel, si le rameau principal est partiellement touché, il arrive souvent que ce soient les entre-cœurs qui prennent le relais. Cela permet à la plante de refaire du feuillage, ce qui est utile pour la reprise générale. En revanche, ces entre-cœurs sont peu ou pas fructifères. Ils peuvent porter quelques grappillons, mais ceux-ci fleuriront trop tard pour constituer une vraie récolte.
Le problème est que si l’entre-cœur prend le dessus, il peut inhiber le développement des contre-bourgeons, qui eux auraient davantage de chances de porter des grappes.
Que faire après le gel ?
L’atelier propose plusieurs cas de figure.
Si les fleurs ont été préservées
Si le gel a seulement touché l’extrémité du rameau mais a laissé les inflorescences vivantes, il n’y a pas forcément grand-chose à faire. On peut laisser un entre-cœur prendre le relais si cela permet de continuer à alimenter les fleurs.
Si tout le rameau est entièrement gelé
Si le rameau est totalement détruit, il faut attendre la sortie des contre-bourgeons ou d’autres bourgeons de remplacement. Dans ce cas, la consigne est de laisser repartir la plante, puis de conduire les travaux en vert normalement, en cherchant à optimiser l’espace foliaire et à préparer la taille suivante.
Si le gel a détruit les grappes mais pas complètement la base du rameau
C’est le cas jugé le plus délicat. Dans cette situation, les entre-cœurs risquent de prendre le relais et d’inhiber les contre-bourgeons.
La recommandation donnée est alors de faire tomber rapidement le rameau gelé, tout en conservant le contre-bourgeon lorsqu’il est visible et accessible. Cette suppression doit idéalement être faite très tôt, dès que l’on est sûr de l’état du rameau.
Le geste conseillé est de tirer à l’opposé du contre-bourgeon, ou latéralement, afin de ne pas l’arracher en même temps que le rameau détruit.
En revanche, si tout est encore confus et que le rameau est seulement dans le coton, sans contre-bourgeon clairement visible, il vaut mieux parfois attendre plutôt que de risquer d’arracher le bourgeon de remplacement.
Continuer les travaux, ne pas abandonner la vigne
L’un des messages les plus forts de l’atelier est qu’il ne faut pas baisser les bras.
Même après un fort gel, il est recommandé de continuer à conduire la vigne :
- poursuivre la protection sanitaire ;
- effectuer les travaux d’ébourgeonnage ;
- organiser la végétation ;
- raisonner déjà la taille de l’année suivante.
Il est rappelé que cette année, il sera particulièrement important de préserver le feuillage. Ce sont les feuilles qui permettront :
- de reconstituer les réserves ;
- de préparer la récolte future ;
- de redonner de la vitalité à la plante.
Marceau Bourdarias insiste aussi sur la nécessité de penser la taille dès les travaux en vert. Même un bourgeon non fructifère peut être précieux s’il est bien placé pour reconstruire la charpente ou préparer la taille suivante.
À l’inverse, laisser tout pousser sans intervenir conduit à une forêt de rameaux :
- très difficile à gérer ;
- mauvaise pour la prophylaxie ;
- mauvaise pour l’initiation florale ;
- et pénalisante pour la taille hivernale.
Ce qu’il ne faut pas faire
Plusieurs mises en garde sont formulées :
- ne pas se précipiter sur des apports d’azote ;
- ne pas chercher à compenser par une croissance forcée ;
- ne pas confondre vigueur exubérante et vitalité réelle ;
- ne pas abandonner totalement la conduite de la parcelle ;
- ne pas laisser une végétation anarchique s’installer.
L’idée est de soutenir les vignes les plus faibles si besoin, mais avec discernement, notamment par des préparations plus équilibrées plutôt que par une stimulation brutale.
Le témoignage de Nicolas de Rieux dans le Vaucluse
Nicolas de Rieux apporte un retour de terrain depuis le Vaucluse, où il est formateur au CFPPA et engagé dans le collectif « les Terroiristes ».
Il confirme que les dégâts ont été importants, surtout :
- dans les plaines ;
- dans les bas-fonds ;
- et sur certaines parcelles selon leur implantation.
Il souligne plusieurs observations :
- les cépages n’ont pas tous réagi de la même manière ;
- certaines parcelles en coteaux ont été moins touchées ;
- l’effet des haies dépend de leur position : elles peuvent soit freiner les masses d’air froid, soit au contraire les bloquer et aggraver localement la situation ;
- les parcelles taillées plus tardivement ont souvent été moins impactées.
Il mentionne aussi des interrogations sur les parcelles non taillées, où certains sarments retombants ont parfois mieux résisté que des vignes voisines déjà taillées, peut-être en lien avec la circulation des sucres et la conservation des réserves.
Du côté des préconisations, il indique avoir diffusé rapidement des conseils techniques, notamment :
- favoriser la sortie des contre-bourgeons ;
- ne pas apporter d’azote trop tôt ;
- attendre quelques jours avant certains soutiens ;
- envisager ensuite des pulvérisations d’extraits fermentés ou d’autres préparations visant à accompagner la relance.
Il relève aussi la difficulté psychologique et pratique pour les viticulteurs :
- certains ont le sentiment que tout est perdu ;
- beaucoup hésitent sur l’intérêt d’intervenir ;
- l’ébourgeonnage après gel demande de la technicité ;
- et il y a un vrai besoin de formation, notamment pour la taille de reprise après gel.
Le regard d’Hervé Covès : couverts, arbres et chaleur
Hervé Covès apporte un éclairage plus large à partir d’images satellites infrarouges.
Il montre que certaines parcelles apparaissent nettement plus chaudes que d’autres lors des nuits froides. Les facteurs mis en avant sont notamment :
- la présence de couverts végétaux ;
- la proximité d’arbres ou de zones forestières ;
- la structure globale du paysage.
Dans certains cas observés, l’écart de température peut être très important entre deux zones proches, avec des différences pouvant atteindre plusieurs degrés. Il évoque un « effet radiateur » des arbres, perceptible jusqu’à une certaine distance de leur hauteur.
Il rappelle aussi que :
- les chemins peuvent parfois apparaître plus chauds que les parcelles cultivées ;
- les troncs d’arbres émettent de la chaleur ;
- les systèmes plus végétalisés semblent mieux tamponner les écarts de température.
Cela ouvre, selon lui, des pistes de réflexion sur :
- l’intérêt de l’agroforesterie ;
- le rôle des couverts dans la régulation thermique ;
- et plus généralement la capacité d’un milieu vivant à amortir les chocs.
Le gel relu à travers le sol vivant
Dans la discussion finale, Konrad Schreiber revient sur le lien entre gel, minéralisation et fonctionnement du sol.
Selon lui, le rôle du carbone est fondamental. Un sol riche en [[matière organique]] et en activité biologique produit progressivement :
- des acides aminés ;
- de l’urée ;
- puis une minéralisation lente et plus équilibrée.
Cette dynamique permettrait à la vigne de démarrer plus naturellement, sans être brutalement poussée par des formes d’azote très solubles. À l’inverse, le travail du sol précoce ou les fertilisations rapides peuvent provoquer une accélération excessive du cycle végétatif, ce qui rendrait la plante plus vulnérable au gel.
Il insiste donc sur plusieurs idées :
- les couverts végétaux et la biomasse sont des outils majeurs ;
- il faut recharger les sols en carbone ;
- la biologie du sol est une aide précieuse pour la physiologie de la vigne ;
- les pratiques culturales doivent viser à ralentir les excès de précocité printanière plutôt qu’à les amplifier.
Il estime que l’on sous-estime encore le rôle du non-travail du sol et de la végétalisation dans la protection contre les gels précoces.
Vers une stratégie de long terme
L’atelier ne prétend pas fournir une recette universelle. Au contraire, il montre que la réaction au gel dépend :
- du type de gel ;
- du stade phénologique ;
- du cépage ;
- de la parcelle ;
- de la vigueur ;
- de l’état du sol ;
- et de la structure du paysage.
Mais plusieurs lignes directrices se dégagent :
- observer précisément l’état réel des rameaux et des bourgeons ;
- chercher à préserver ou relancer les contre-bourgeons quand cela est possible ;
- continuer les travaux de conduite ;
- préserver le feuillage ;
- penser dès maintenant à la taille future ;
- éviter les réponses trop brutales, notamment azotées ;
- travailler à long terme la résilience par le sol vivant, les couverts, les arbres et l’équilibre général des plantes.
Conclusion
Le ton de la fin est volontairement combatif et solidaire. Marceau Bourdarias appelle les viticulteurs à tenir bon, à ne pas se laisser abattre, et à garder confiance dans l’intelligence de la vigne. Malgré les dégâts, il rappelle qu’il reste souvent une part de récolte possible, et surtout une capacité de rebond pour les années suivantes.
Konrad Schreiber conclut en réaffirmant son espoir dans une vigne appuyée à la fois sur :
- une taille juste ;
- un sol biologiquement actif ;
- et une recharge forte en carbone.
L’idée finale est claire : rien n’est totalement perdu, et la crise actuelle doit aussi servir à mieux comprendre comment construire des vignobles plus résilients.
Intervenants cités
- Marceau Bourdarias
- Konrad Schreiber
- Hervé Covès
- Nicolas de Rieux
- Éric Schmidt
Mots-clés
- gel de printemps
- résilience de la vigne
- physiologie de la vigne
- réserves
- bourgeons
- contre-bourgeons
- entre-cœurs
- ébourgeonnage
- agroécologie
- couverts végétaux
- arbres
- carbone
- sol vivant