Sélection des vaches pour simplifier son travail d'éleveur
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Plus Belle Ferme de France : Je pars à la découverte de Pascal, éleveur dans l'âme qui sélectionne des charolaises pour améliorer son confort de vie au travail et sa sécurité via par exemple le développement du "sans-corne", Pascal nous parle également de son projet d'agri-voltaisme qu'il développe avec Photosol
Highlights
🌾 Élevage diversifié : 150 vaches, cultures variées et valorisation des animaux.
👨🌾 Double activité : Un agriculteur qui allie élevage et travail extérieur pour un équilibre de vie.
🐄 Sélection génétique : Importance des qualités maternelles et des bovins sans cornes pour faciliter le travail.
📡 Surveillance innovante : Utilisation de capteurs et caméras pour sécuriser le vêlage.
☀️ Projets photovoltaïques : Initiatives agrivoltaïques pour allier élevage et production d’énergie.
🏆 Votez pour la ferme : Participez à l’élection de la Plus Belle Ferme de France.
👩🌾 Bien-être animal : Améliorations pour la qualité de vie des animaux et des éleveurs.
Key Insights
🌱 Innovation en élevage : L’intégration de technologies modernes comme les capteurs de vêlage permet de réduire le stress des éleveurs et d’assurer une meilleure surveillance des animaux.
👩🏫 Importance de la transmission : La transmission des savoirs et des pratiques entre générations est essentielle pour pérenniser les exploitations agricoles, favorisant ainsi l’innovation.
🔄 Diversification des revenus : La double activité des agriculteurs offre une sécurité financière, permettant d’investir dans l’exploitation tout en apportant une nouvelle dynamique.
🐾 Qualité de vie : Rendre l’élevage plus attractif nécessite d’améliorer la qualité de vie au travail et de simplifier les tâches, ce qui profite à tous les acteurs impliqués.
⚡ Agrivoltaïsme en agriculture : Les projets agrivoltaïques représentent un avenir durable, alliant production alimentaire et énergétique.
📊 Implication communautaire : La possibilité de voter pour la Plus Belle Ferme de France favorise l’engagement du public dans le soutien à l’agriculture locale.
🌍 Vision durable : La recherche de solutions durables pour l’élevage et l’agriculture montre une prise de conscience croissante des défis environnementaux actuels.
Pour retrouver la vidéo technique : https://youtu.be/RKiFDl8aPyE
Présentation de l’exploitation
Dans cette vidéo de La plus belle ferme de France, l’équipe se rend chez Pascal, en Auvergne-Rhône-Alpes, dans l’Allier.
Pascal est agriculteur en polyculture-élevage et il a la particularité d’être aussi double actif, c’est-à-dire qu’il exerce une activité professionnelle en dehors de son exploitation. L’objectif de la visite est de découvrir son système, son organisation du travail, ainsi que sa manière de sélectionner ses animaux pour rendre l’élevage plus simple et plus attractif.
L’exploitation comprend :
- 150 vaches au vêlage
- environ 80 hectares de maïs
- environ 80 hectares de céréales à paille : blé, orge et seigle
- une valorisation des animaux à la fois :
- en boucherie
- et en reproduction
Pascal se définit comme un éleveur dans l’âme. Il participe à quelques concours, mais il explique que son travail principal de sélection ne vise pas seulement la performance ou l’apparence des animaux. Son objectif est surtout de faciliter la vie des éleveurs.
Une sélection orientée vers la simplification du travail
Pascal explique qu’il attache beaucoup d’importance à la qualité de vie au travail, pour lui-même comme pour les personnes qui travaillent avec lui. Il emploie un salarié et peut aussi être aidé par d’autres personnes. Pour lui, si l’on veut rendre l’élevage attractif, il faut proposer un travail plus simple, plus sûr et plus confortable.
Dans cette logique, il cherche à simplifier le système à plusieurs niveaux :
- l’organisation générale de l’exploitation
- la conduite du troupeau
- les caractéristiques des animaux eux-mêmes
Il insiste notamment sur la sélection de bovins présentant :
- de bonnes qualités maternelles
- de bonnes aptitudes au vêlage
- des qualités facilitant l’élevage au quotidien
Un point important de sa sélection concerne aussi les animaux sans cornes. En montrant une vache, il explique que ce critère apporte une vraie simplification du travail. Les bovins sans cornes permettent :
- de limiter certaines manipulations
- de réduire les risques lors des interventions
- d’améliorer la sécurité des personnes qui travaillent avec les animaux
Cette orientation de sélection est donc pensée avant tout pour sécuriser et alléger le travail quotidien de l’éleveur.
La surveillance des vêlages
L’un des aspects les plus développés dans la vidéo concerne la surveillance des vêlages.
Pascal présente les outils qu’il utilise dans son bâtiment pour mieux suivre les animaux au moment du vêlage :
- des caméras
- des capteurs de vêlage placés sur la queue des vaches ou des génisses prêtes à vêler
Chaque soir, Pascal ou son salarié repèrent les animaux qui semblent les plus proches du vêlage. Ces animaux sont alors équipés d’un capteur.
Le fonctionnement est le suivant :
- le capteur détecte des mouvements anormaux par rapport à l’activité habituelle de l’animal
- lorsqu’un comportement de mise bas est identifié, une alerte est envoyée
- cette alerte est couplée à la vidéo issue de la caméra installée sur rail dans la stabulation
Ce système permet de surveiller les vêlages de jour comme de nuit avec davantage de sérénité. Pascal explique qu’auparavant, avec la caméra seule, il devait se réveiller volontairement la nuit pour vérifier ce qu’il se passait. Désormais, ce n’est plus lui qui se réveille pour surveiller : c’est l’alerte qui le prévient uniquement lorsqu’il y a une raison de le faire.
Selon lui, les avantages sont nombreux :
- diminution du stress
- possibilité de rester à distance
- intervention seulement en cas de besoin
- meilleure tranquillité pour l’éleveur
- très peu de fausses alertes
Il explique également que cela permet de continuer une autre activité tout en gardant un œil sur les animaux. Même à plusieurs kilomètres de l’exploitation, il peut vérifier si une vache est en train de vêler, voir si tout se passe bien, et décider ou non de revenir.
Il présente donc ces outils comme de véritables outils de simplification du travail, particulièrement efficaces pour la gestion des vêlages.
La double activité comme choix d’organisation
Après avoir quitté les animaux, la vidéo aborde un autre aspect important du fonctionnement de l’exploitation : la double activité de Pascal.
Il explique qu’il a toujours été double actif. Lorsqu’il a repris sa première exploitation, il était déjà salarié. À l’époque, il cultivait une cinquantaine d’hectares. Même avec l’agrandissement de la structure et l’évolution des productions, il a conservé ce fonctionnement.
Pour lui, ce choix ne relève pas seulement d’une nécessité économique. Il correspond aussi à un besoin personnel et professionnel :
- continuer à apprendre
- s’ouvrir à d’autres univers
- apporter son expérience agricole dans un autre secteur
- rester au contact de l’innovation
Pascal travaille ainsi dans le domaine du photovoltaïque, chez Photosol. Il explique que cette activité extérieure lui apporte une véritable ouverture d’esprit. Elle lui permet de ne pas rester enfermé dans un seul cadre professionnel et de développer des compétences transposables.
Il insiste aussi sur la sécurité que cela procure :
- la double activité apporte une autre source de revenu
- elle permet de moins dépendre des seuls résultats de l’exploitation
- elle peut aider à financer des améliorations sur la ferme
- elle contribue à pérenniser la structure
La vidéo souligne que cette forme de diversification est différente de la création d’un atelier supplémentaire sur la ferme, mais qu’elle répond au même objectif : sécuriser et faire durer l’exploitation.
Une ferme pensée pour être attractive
Pascal explique que tout son raisonnement vise à construire une exploitation :
- attrayante
- agréable à travailler
- la plus simple possible au quotidien
L’idée n’est pas d’aboutir à une ferme « tout confort », mais à une ferme dans laquelle on se sent bien pour travailler. Cette réflexion concerne aussi l’avenir et la transmission. Même si rien n’est encore défini pour la suite familiale, il souhaite que la ferme puisse être reprise un jour dans de bonnes conditions par un jeune, avec un outil de travail fonctionnel et attractif.
Cette recherche d’attractivité passe à la fois par :
- le choix des animaux
- les outils de surveillance
- l’organisation du travail
- la sécurisation économique
La minute expert : un projet agrivoltaïque pilote
La vidéo se poursuit avec une séquence intitulée minute expert, consacrée à un projet porté avec Photosol.
Pascal est accompagné de Clémence. Ensemble, ils présentent un projet pilote agrivoltaïque pour les bovins.
L’objectif de ce projet est de développer des références techniques sur l’agrivoltaïsme appliqué à l’élevage bovin. Jusqu’ici, l’entreprise a déjà travaillé sur de nombreux parcs agrivoltaïques, mais elle souhaite désormais approfondir la question spécifique des bovins.
Le projet prévoit la mise en place de plusieurs modalités sur la parcelle :
- une parcelle témoin sans photovoltaïque
- d’autres parcelles avec différents équipements agrivoltaïques
Les essais doivent permettre d’observer :
- la réaction des animaux
- la pousse de l’herbe
- l’effet des installations sur les conditions d’élevage
- la santé des animaux
- la gestion de la chaleur
Il est notamment question de tester :
- de nouvelles technologies agrivoltaïques
- des trackers
- des ombrières
Le but est d’acquérir des références et de la connaissance afin de développer ensuite ce type de systèmes à plus grande échelle, avec des dispositifs adaptés à la conduite des troupeaux bovins.
La vidéo mentionne également qu’un contenu complémentaire est disponible sur Agritech TV pour approfondir le sujet de l’agrivoltaïsme et du travail de Photosol.
Conclusion
En conclusion, la vidéo met en avant la cohérence du raisonnement de Pascal.
Son exploitation repose sur plusieurs idées fortes :
- sélectionner des vaches qui facilitent le travail
- privilégier les aptitudes fonctionnelles, notamment pour le vêlage
- intégrer des animaux sans cornes pour plus de sécurité
- utiliser des outils de surveillance performants
- conserver une double activité pour s’épanouir, innover et sécuriser les revenus
- penser la ferme comme un outil de travail durable et attractif
Le message final souligne que cette manière de réfléchir à la fois au bien-être de l’éleveur, des salariés et des animaux fait de cette ferme un exemple intéressant dans le cadre de La plus belle ferme de France.
Les spectateurs sont invités à :
- voter pour la ferme de Pascal
- laisser un commentaire
- regarder la vidéo expert consacrée au projet agrivoltaïque
- suivre la suite du concours jusqu’au Salon de l’agriculture 2025, où sera élue la plus belle ferme de France.
Points clés à retenir
- Pascal élève 150 vaches sur une exploitation de polyculture-élevage.
- Il cultive environ 80 ha de maïs et 80 ha de céréales à paille.
- Il oriente sa sélection vers des animaux qui simplifient le travail de l’éleveur.
- Il recherche en particulier :
- les qualités maternelles
- les aptitudes au vêlage
- les animaux sans cornes
- Il utilise des capteurs de vêlage couplés à des caméras pour améliorer la surveillance.
- Ces outils réduisent le stress et permettent d’intervenir seulement lorsque c’est nécessaire.
- Sa double activité lui apporte ouverture, innovation et sécurité économique.
- Il participe à un projet pilote agrivoltaïque bovin avec Photosol.
- Son objectif global est de rendre la ferme plus simple, plus sûre et plus attractive à travailler.