Rencontres 2015 : Atelier électroculture - Yannick Van Doorne (2/2)

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Dans cette seconde partie de l’atelier, Yannick Van Doorne présente les principes et applications de l’électroculture. Il s’appuie sur plusieurs observations et essais, notamment ceux de la pharmacologue française Martine Renaud, qui a mis en évidence une hausse de la biomasse et de la concentration en huiles essentielles sur certaines plantes aromatiques. L’intervenant décrit différents dispositifs passifs : grillages, antennes, fils de fer galvanisés orientés nord-sud, aimants ou électrodes, censés favoriser la circulation électrique naturelle entre le sol et l’atmosphère. Selon lui, ces techniques améliorent la croissance, la qualité gustative, la résistance aux maladies et peuvent réduire fortement le recours aux engrais. Il cite aussi des travaux anciens, des expérimentations en Belgique sur tomate hors-sol, ainsi que les recherches de Justin Christofleau. La conférence élargit enfin la réflexion aux liens entre électricité atmosphérique, eau, sol, biodiversité et vitalité des cultures.

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Résumé
Dans cette seconde partie de l’atelier, Yannick Van Doorne présente les principes et applications de l’électroculture. Il s’appuie sur plusieurs observations et essais, notamment ceux de la pharmacologue française Martine Renaud, qui a mis en évidence une hausse de la biomasse et de la concentration en huiles essentielles sur certaines plantes aromatiques. L’intervenant décrit différents dispositifs passifs : grillages, antennes, fils de fer galvanisés orientés nord-sud, aimants ou électrodes, censés favoriser la circulation électrique naturelle entre le sol et l’atmosphère. Selon lui, ces techniques améliorent la croissance, la qualité gustative, la résistance aux maladies et peuvent réduire fortement le recours aux engrais. Il cite aussi des travaux anciens, des expérimentations en Belgique sur tomate hors-sol, ainsi que les recherches de Justin Christofleau. La conférence élargit enfin la réflexion aux liens entre électricité atmosphérique, eau, sol, biodiversité et vitalité des cultures.


Expériences sur les plantes médicinales

Yannick Van Doorne cite les travaux de Martine Renaud, présentée comme une Française ayant fait des études de pharmacologie. En 1984, elle aurait soutenu une thèse dans laquelle elle a testé des plantes à utilité pharmacologique en appliquant des techniques d’électroculture.

Selon les résultats évoqués dans la vidéo, les plantes obtenues étaient :

  • plus grandes ;
  • plus riches en matière sèche ;
  • plus concentrées en huiles essentielles.

Des exemples chiffrés sont donnés :

  • sur l’amarante, environ +20 % de matière sèche ;
  • sur le fenouil, environ +30 % ;
  • sur certaines plantes aromatiques, une hausse de concentration en huiles essentielles, avec par exemple +27 % sur la menthe et jusqu’à +57 % sur d’autres espèces citées.

L’idée défendue est que l’électroculture ne produit pas simplement une croissance « gonflée » comparable à celle provoquée par un excès d’azote. Au contraire, la plante serait à la fois plus développée et plus concentrée.

Dispositif de base : grillage et antenne

La technique décrite consiste à installer :

  • un grillage métallique au sol, du type grillage à poules ou grillage à lapins, de préférence en fil de fer galvanisé ;
  • une antenne plus haute, idéalement de plusieurs mètres, munie de pointes.

Les plantes cultivées entre le grillage et l’antenne seraient alors influencées par ce dispositif.

Yannick Van Doorne insiste sur un point : en agriculture biologique, il existe selon lui un préjugé qui consiste à penser que des plantes plus petites seraient forcément meilleures ou plus concentrées. Il affirme que ce n’est pas toujours vrai. Avec l’électroculture, les plantes deviennent en général plus grandes, tout en étant également plus concentrées et plus riches en matière sèche.

La question de l’épuisement du sol

Une objection souvent formulée est la suivante : si les plantes poussent mieux année après année, cela ne risque-t-il pas d’épuiser le sol ?

Le conférencier répond que cette crainte repose sur une vision qu’il qualifie de mécaniste et matérialiste, selon laquelle la plante ne ferait que « manger » des nutriments. Il conteste cette lecture en soulignant que, si elle était entièrement exacte, des siècles de culture auraient dû vider totalement les sols.

D’après son expérience, avec l’électroculture :

  • la qualité des récoltes continue à s’améliorer ;
  • il n’observe pas de phénomène de baisse progressive dû à un épuisement.

Recherches officielles et électricité artificielle

Yannick Van Doorne mentionne des recherches menées au CNRS dans les années 1920-1930, mais précise qu’elles portaient surtout sur de l’électricité artificielle. Selon lui, les institutions officielles ont privilégié ces approches parce qu’elles s’inscrivaient dans une logique industrielle de consommation d’électricité ou d’intrants.

Il estime au contraire que les techniques passives d’électroculture ont été très peu étudiées par les instituts officiels.

Expérience belge de 2012 sur tomate hors-sol

Une recherche menée en Belgique en 2012 est citée. Elle portait sur une serre de tomates hors-sol. Le dispositif utilisé comprenait deux électrodes en carbone, placées de manière à créer une faible stimulation électrique dans la zone racinaire.

Le protocole décrit est le suivant :

  • application d’une très faible tension ;
  • consommation électrique très faible à l’hectare ;
  • comparaison entre plusieurs niveaux de fertilisation.

Le résultat jugé le plus intéressant est que, avec 50 % de la dose d’engrais habituelle et une stimulation électrique, les chercheurs auraient obtenu le même résultat qu’avec 100 % d’engrais sans stimulation.

En revanche, lorsque 100 % d’engrais étaient déjà apportés, l’ajout de stimulation électrique produisait peu ou pas de différence visible.

Yannick Van Doorne en tire l’idée suivante :

  • l’électroculture permettrait surtout de réduire fortement le recours aux engrais ;
  • plus un système est déjà fortement chargé en intrants, moins l’effet supplémentaire de l’électroculture est visible ;
  • à l’inverse, en bio ou avec très peu d’apports, les effets se remarquent davantage.

L’effet de pointe

Une grande partie de l’atelier est consacrée à l’effet de pointe.

Selon l’explication proposée :

  • la terre est chargée négativement ;
  • l’atmosphère est chargée positivement ;
  • les plantes se développent entre ces deux polarités.

Les pointes faciliteraient les échanges de charges. Les électrons, très mobiles, s’échapperaient plus facilement depuis des pointes métalliques, créant un appel continu de charges depuis le sol. Cela formerait un courant permanent.

Le conférencier explique que :

  • une plante est elle-même une sorte d’antenne ;
  • les poils, trichomes, aiguilles, pointes de feuilles ou épines jouent un rôle dans ces échanges ;
  • les cactus, les conifères et de nombreuses plantes à formes pointues seraient particulièrement liés à ces phénomènes.

Il relie aussi cela à la structure des sèves :

  • plus il y a de pointes, plus la circulation électrique serait forte ;
  • cela influencerait la consistance de la sève, parfois plus résineuse ou plus visqueuse.

L’eau et l’électro-osmose

L’autre notion centrale est l’électro-osmose. Selon cette idée, ce n’est pas l’électricité qui suit l’eau, mais plutôt l’eau qui suit le mouvement des électrons.

Cela servirait à expliquer :

  • la montée de l’eau dans la plante ;
  • une partie de la circulation de sève ;
  • certains fonctionnements de plantes très particulières comme les cactus.

Le conférencier met en avant une relation profonde entre :

  • les flux électriques ;
  • l’eau ;
  • les cycles atmosphériques.

Il relie aussi ce mécanisme au rôle des orages, qui rechargeraient électriquement la terre.

Références à Matteo Tavera et au mouvement Nature et Progrès

Yannick Van Doorne cite Matteo Tavera, auteur d’un petit livre intitulé Mission sacrée. Il le présente comme l’un des fondateurs du mouvement Nature et Progrès en France, au début de l’agriculture biologique.

Ce livre est décrit comme :

  • très politique ;
  • mais aussi très intéressant sur les phénomènes électriques et électromagnétiques dans la nature.

Il y est question notamment de :

  • l’effet de pointe ;
  • l’électro-osmose ;
  • les échanges entre sol, plante et atmosphère.

La hauteur des plantes et l’« effet parapluie »

Une autre idée développée est que la hauteur de croissance des plantes ne dépend pas seulement :

  • de la génétique ;
  • de la lumière ;
  • des conditions agronomiques classiques.

Elle dépendrait aussi d’un gradient électrique entre le sol et l’ionosphère.

Yannick Van Doorne évoque l’ionosphère située à plusieurs centaines de kilomètres d’altitude, et une différence de potentiel entre celle-ci et le sol. Selon lui, une plante pousserait jusqu’à une hauteur correspondant à un certain « besoin » de tension.

Il parle alors d’un effet parapluie :

  • une plante haute ou une antenne modifierait localement les lignes de potentiel ;
  • cette modification pourrait protéger les plantes plus basses situées autour.

Cela permettrait d’expliquer certains effets observés sur les maladies.

Protection contre les maladies

Le conférencier avance que beaucoup de maladies apparaissent lorsque les plantes sont dans une zone de survoltage ou d’oxydation excessive. En modifiant localement l’environnement électrique, l’électroculture pourrait rendre les plantes moins favorables à certains organismes pathogènes.

Il donne l’exemple d’un maraîcher du sud de la France cultivant des pommes de terre et des tomates sous des arbres. Alors qu’on pourrait s’attendre à davantage d’humidité et de maladies fongiques, ce maraîcher observerait au contraire moins de maladies.

L’explication proposée est que les arbres, par leur hauteur et leur structure, agissent comme des antennes qui modifient l’environnement électrique du champ cultivé.

Développement historique des dispositifs

Selon Yannick Van Doorne, historiquement, on a d’abord planté simplement des antennes dans les champs. Ensuite, on a relié ces antennes par des fils de fer, ce qui permettait d’étendre leur effet.

Il insiste sur un point important : lorsque le fil part vers le nord, l’effet de l’antenne pourrait s’étendre sur de grandes surfaces. Cela a conduit à des dispositifs où :

  • une antenne est placée côté sud ;
  • des fils sont tirés vers le nord à travers la parcelle.

Il rapproche cela d’observations faites sur les racines d’arbres, avec parfois une racine plus forte orientée vers le nord. Il suggère que, lors de transplantations, respecter cette orientation pourrait améliorer la reprise.

Justin Christofleau

Une partie importante de l’atelier est consacrée à Justin Christofleau, inventeur connu dans l’histoire de l’électroculture.

Yannick Van Doorne rappelle que, dès les années 1920-1930, Christofleau évoquait déjà des problèmes qui ressemblent à ceux d’aujourd’hui : nitrates, engrais chimiques, déséquilibres agricoles.

Christofleau utilisait :

  • des antennes ;
  • des fils de fer ;
  • parfois des liaisons vers les racines des arbres ;
  • puis des dispositifs enterrés.

Le conférencier montre que ses techniques ont évolué :

  1. antennes aériennes ;
  2. antennes reliées par fils ;
  3. extension de l’effet vers le nord ;
  4. appareils enterrés.

Il souligne qu’on pouvait même soigner un arbre simplement en reliant un fil aux racines, à condition de ne pas provoquer de court-circuit. Si l’antenne est directement branchée d’une manière inadéquate à l’arbre ou enfoncée dans des conditions qui annulent l’effet d’antenne, la circulation électrique ne se fait plus correctement et la plante peut en souffrir.

Il évoque aussi une publicité néo-zélandaise des années 1930 annonçant jusqu’à +350 % de récolte de rhubarbe grâce à cette technique.

Appareil enterré de Christofleau

Dans une étape plus avancée, Christofleau aurait développé un dispositif entièrement enterré, constitué d’une pièce de fonte associant du zinc et du cuivre. L’intérêt majeur était de ne plus avoir d’antennes visibles dans les champs.

Yannick Van Doorne présente cette étape comme une évolution importante, qui rend la technique plus pratique et plus discrète.

Expériences de Michael Rüst

Yannick Van Doorne cite aussi Michael Rüst, expérimentateur allemand aujourd’hui décédé. Celui-ci aurait réalisé des essais sur pommes de terre avec de gros fils de fer galvanisé enterrés.

L’idée générale observée en Allemagne au début du XXe siècle était que :

  • lorsque les voies ferrées étaient orientées nord-sud, il fallait davantage désherber ;
  • cela a suggéré que le métal orienté selon le champ magnétique terrestre pouvait influencer fortement la végétation.

Cette observation a inspiré des essais avec des fils de fer orientés correctement.

Technique développée par Yannick Van Doorne : fil galvanisé et aimant

Le conférencier présente ensuite sa propre évolution technique. Il utilise :

  • un fil de fer galvanisé ;
  • relié à un aimant cylindrique.

L’ensemble est orienté soigneusement nord-sud, avec attention portée au nord géographique et au nord magnétique. Il précise qu’une mauvaise orientation peut produire des effets nuls, voire négatifs.

Cette technique peut être :

  • posée sur le sol ;
  • ou enterrée.

Elle provoque selon lui une amélioration nette de la croissance des plantes situées au-dessus ou au voisinage du fil.

Il montre plusieurs exemples :

  • des aubergines qui reprennent beaucoup plus vite ;
  • des pommes de terre visiblement plus vigoureuses ;
  • des différences nettes entre les zones avec et sans fil.

Mise en œuvre à grande échelle

Yannick Van Doorne explique avoir développé une machine permettant d’adapter cette technique à l’agriculture sur de grandes surfaces. Le principe consiste à enterrer des fils déroulés dans le sol sur toute la longueur du champ.

Il précise toutefois :

  • la technique n’est pas adaptée à un labour profond ;
  • si le fil est enterré trop profondément, l’effet diminue ;
  • en jardin ou sur buttes, cela fonctionne très bien.

Sur butte de permaculture, il recommande même de mettre directement un fil dans la butte.

Il ajoute que :

  • plus les fils sont rapprochés, meilleurs sont les résultats ;
  • à un mètre de distance de la ligne, on peut déjà perdre une partie du bénéfice ;
  • sur la ligne elle-même, l’effet est le plus net.

Mise au point d’un système à antennes enterrées périphériques

Pour rendre les techniques plus faciles à utiliser, notamment chez des maraîchers âgés ou peu équipés, Yannick Van Doorne a conçu un autre système.

Au lieu d’enterrer un long fil dans toute la parcelle, il a imaginé :

  • de gros aimants ;
  • associés à une plaque de cuivre et une plaque de zinc ;
  • avec une spirale de fil compacte ;
  • le tout enterré dans des trous autour du champ.

Ces antennes enterrées sont placées tout autour de la parcelle, orientées elles aussi selon le champ magnétique terrestre. Il explique qu’il choisit leur position avec une forme de ressenti sensible, comparable à la recherche d’eau.

Sur un hectare, il indique en mettre environ 36, espacées d’environ 12 mètres.

Selon lui, une fois installées, elles restent en place durablement.

Résultats observés sur le terrain

Choux

Sur un champ de choux, la croissance était selon lui en avance de trois semaines à un mois par rapport à la date habituelle de récolte.

Sur une parcelle comparable non traitée, la croissance restait nettement inférieure.

Chez un agriculteur espagnol en biodynamie, il rapporte des choux très volumineux. Avant intervention, cet agriculteur obtenait surtout des petits choux qui montaient facilement en graine. Après mise en place du dispositif, les choux atteignaient 6 à 9 kg au lieu de 2 à 4 kg.

Disparition des amarantes

Dans ce même cas, un problème d’amarantes envahissantes semblait lié, dans son interprétation, à un déséquilibre énergétique du lieu. Il estime que l’apport d’énergie tellurique par l’électroculture a réduit fortement la présence de ces plantes dès la première année.

Il rattache cela à une lecture énergétique des plantes bio-indicatrices : une plante apparaît parce qu’elle répond à un besoin du lieu. Si ce besoin est satisfait autrement, elle régresse.

Tournesols

Il montre des tournesols géants obtenus avec ses dispositifs, avec des têtes pouvant atteindre environ 50 cm de diamètre. Il affirme avoir obtenu des résultats comparables dans plusieurs régions, y compris près d’Angers, ce qui selon lui confirme que l’effet ne dépend pas seulement de la variété.

Rhubarbe

Il cite aussi le cas d’une rhubarbe qui restait petite depuis des années. Après installation du système, elle est devenue très grande dès la première année et a permis plusieurs récoltes annuelles.

Carottes

Pour les carottes, il affirme être passé de racines d’environ 50 g à des carottes de 500 g à plus d’1 kg, tout en conservant goût et saveur.

Vision critique de l’agronomie classique

À travers ces exemples, Yannick Van Doorne défend l’idée que beaucoup de certitudes agronomiques ne sont que des croyances. Il insiste sur la différence entre :

  • la réalité vivante ;
  • et les modèles scientifiques qui ne sont que des représentations partielles.

Il ne rejette pas totalement la science, mais critique le fait de confondre les formules descriptives avec la totalité du réel.

Biodiversité et effets observés dans l’environnement

Le conférencier indique que les maraîchers utilisant ces techniques rapportent souvent :

  • l’apparition de plantes qu’ils n’avaient jamais vues auparavant ;
  • davantage d’insectes ;
  • plus d’oiseaux.

Il évoque aussi une photographie prise en Alsace où la neige aurait fondu plus vite dans une zone équipée d’antennes, signe selon lui qu’un phénomène énergétique était à l’œuvre.

Mesure des champs électromagnétiques des plantes

Yannick Van Doorne présente ensuite un inventeur ayant développé un appareil capable de mesurer les champs électromagnétiques émis par les plantes, fruits et légumes. Il explique que deux légumes visuellement semblables peuvent être énergétiquement très différents.

Exemple donné :

  • une tomate conventionnelle saine ;
  • une tomate biologique ;
  • une tomate malade ;

ces trois états produiraient des spectres de fréquences distincts.

L’idée défendue est que l’alimentation n’est pas seulement une affaire de matière, mais aussi d’énergie. On ne mange pas uniquement des molécules : on mange aussi un état vibratoire ou énergétique du vivant.

Essais avec l’Itab

Il mentionne des essais menés avec l’Itab (Institut technique de l’agriculture biologique), lors desquels une cinquantaine d’échantillons de blé provenant de différentes régions de France auraient été étudiés.

Selon lui, à l’aveugle, l’appareil ou la méthode utilisée permettait de distinguer :

  • les blés issus de l’agriculture biologique ;
  • des blés conventionnels ;
  • et même des différences liées aux sols ou aux modes de culture.

John Burke et les anciennes structures en pierre

Yannick Van Doorne cite les recherches de John Burke dans les années 1990 sur des structures anciennes en pierre, notamment les chambres de Féros ou structures comparables.

Burke aurait observé :

  • des différences de champs électriques et magnétiques à l’intérieur de ces structures ;
  • puis testé l’effet sur des semences.

Il rapporte que des graines de maïs placées pendant un certain temps dans ces structures donnaient ensuite :

  • un meilleur taux de germination ;
  • des plantes plus vigoureuses ;
  • une croissance plus importante.

Il évoque aussi des essais avec des pyramides ou dispositifs similaires.

Importance du contexte atmosphérique

Selon ces observations, les effets sont plus marqués quand le temps est très électrique :

  • périodes orageuses ;
  • forte activité atmosphérique ;
  • activité solaire plus intense.

Yannick Van Doorne rapproche cela de notions présentes en biodynamie, en suggérant que les influences planétaires pourraient aussi passer par des modifications du magnétisme et de l’électricité terrestres.

Le docteur Pappas et les champs magnétiques

Le conférencier cite également le docteur Pappas, présenté comme un chercheur grec travaillant encore sur ces sujets.

Ses travaux montreraient que l’application de champs magnétiques près des semences améliore :

  • la germination ;
  • le développement racinaire ;
  • la vigueur des jeunes plantes.

Selon l’interprétation donnée, les champs électriques et magnétiques n’agiraient pas seulement sur des réactions chimiques classiques, mais aussi sur des processus plus profonds que certains auteurs qualifient de transmutations.

Interprétation générale : la vie comme phénomène électromagnétique

Yannick Van Doorne développe une vision dans laquelle toute la vie sur Terre est traversée par :

  • le champ électrique terrestre ;
  • le magnétisme ;
  • l’activité solaire ;
  • les charges atmosphériques ;
  • l’eau.

Il rappelle qu’un potentiel électrique considérable existe entre le sol et les couches hautes de l’atmosphère, et estime que cette réalité influence nécessairement le vivant.

Dans cette perspective, la plante capte non seulement la lumière, mais aussi d’autres formes d’énergie présentes dans son environnement.

Potassium, sodium et polarité plante-animal

En s’appuyant sur les travaux évoqués du docteur Pappas, il présente une logique selon laquelle :

  • la plante transformerait le potassium en sodium sous l’effet de l’oxygène et des stimulations électriques ;
  • l’animal ferait l’inverse, en transformant le sodium en potassium.

Il relie cela à des observations physiologiques simples :

  • chez l’humain, un excès de sodium augmente la pression et l’excitation ;
  • chez la plante, c’est le potassium qui est associé à la vigueur de croissance.

Même si ces formulations restent présentées de manière très personnelle, elles participent de son explication d’ensemble.

Application aux abeilles

En fin d’atelier, Yannick Van Doorne élargit la question au monde apicole. Il explique que certains apiculteurs ont placé de petits aimants sur leurs ruches et observé :

  • beaucoup moins de pertes hivernales ;
  • des abeilles plus actives ;
  • parfois davantage de miel.

Il recommande aussi l’ajout d’un fil de cuivre à l’entrée de la ruche. L’explication proposée est que le cuivre aurait une action défavorable sur le varroa. Lorsque les abeilles passent sur le fil, elles emporteraient une très faible quantité d’ions cuivre, suffisante selon lui pour perturber le parasite.

L’orientation nord-sud est à nouveau conseillée, même si l’effet serait moins strict que pour les cultures.

Conclusion

Dans cette seconde partie d’atelier, Yannick Van Doorne présente l’électroculture comme une approche permettant de :

  • stimuler la croissance des plantes ;
  • améliorer leur qualité et leur concentration ;
  • réduire les besoins en engrais ;
  • limiter certaines maladies ;
  • agir aussi sur l’environnement global, jusqu’aux abeilles.

Son exposé articule :

  • références historiques, notamment à Justin Christofleau ;
  • observations personnelles de terrain ;
  • interprétations électromagnétiques du vivant ;
  • et propositions techniques concrètes, allant du simple fil galvanisé orienté nord-sud jusqu’aux antennes enterrées autour des parcelles.

L’ensemble est présenté comme une lecture du vivant fondée sur les relations entre sol, atmosphère, eau, magnétisme et électricité.