Il fabrique et commercialise le semoir PLC Agri

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Sur le salon Soil Evolution, en Suisse, Antoine Bayard présente le semoir de PLC, jeune entreprise de Roville-devant-Bayon, près de Nancy, créée par Paul Champouillon, polyculteur-éleveur du Grand Est qui a d'abord conçu ce semoir pour sa propre ferme. C'est un semoir de semis direct à dents : chaque élément associe un disque ouvreur crénelé, escamotable et réglable en profondeur, une dent fine à pointe Metcalfe de 12 mm montée sur parallélogramme, et une roue de fermeture Otico Farmflex qui sert aussi de roue de jauge. L'objectif est de réunir les atouts du disque (précision, passage dans de gros couverts) et de la dent (semis en conditions humides, sillon nettoyé, un peu de terre fine). Le semoir, porté, existe de 3 à 6 m avec un écartement unique de 20 cm et convient aussi bien au sol préparé qu'au semis direct sous couvert, pour accompagner les transitions. Il coûte de 10 000 à 14 000 euros du mètre. Une trémie frontale inox de 1 700 litres, compatible Isobus, est lancée sur le salon, entre 15 000 et 18 000 euros.

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Résumé
Sur le salon Soil Evolution, en Suisse, Antoine Bayard présente le semoir de PLC, jeune entreprise de Roville-devant-Bayon, près de Nancy, créée par Paul Champouillon, polyculteur-éleveur du Grand Est qui a d'abord conçu ce semoir pour sa propre ferme. C'est un semoir de semis direct à dents : chaque élément associe un disque ouvreur crénelé, escamotable et réglable en profondeur, une dent fine à pointe Metcalfe de 12 mm montée sur parallélogramme, et une roue de fermeture Otico Farmflex qui sert aussi de roue de jauge. L'objectif est de réunir les atouts du disque (précision, passage dans de gros couverts) et de la dent (semis en conditions humides, sillon nettoyé, un peu de terre fine). Le semoir, porté, existe de 3 à 6 m avec un écartement unique de 20 cm et convient aussi bien au sol préparé qu'au semis direct sous couvert, pour accompagner les transitions. Il coûte de 10 000 à 14 000 euros du mètre. Une trémie frontale inox de 1 700 litres, compatible Isobus, est lancée sur le salon, entre 15 000 et 18 000 euros.



Une entreprise créée par un agriculteur

Le semoir de PLC Agri est un semoir de semis direct à dents avec parallélogramme, entièrement conçu et commercialisé par un agriculteur du Grand Est, Paul Champouillon. Il est présenté par Antoine Bayard, de PLC, une jeune entreprise basée à Roville-devant-Bayon, à côté de Nancy, sur le salon Soil Evolution, en Suisse, qui rassemble des acteurs du semis des marchés allemand, autrichien, suisse et français.

L'élément semeur

Ce qui distingue ce semoir des autres solutions du marché, c'est son élément de semis, composé de trois pièces :

  • un disque ouvreur à l'avant ;
  • une dent fine montée sur parallélogramme, pour un suivi du sol optimal ;
  • une roue de fermeture, qui sert aussi de roue de jauge.

Réunir les avantages du disque et de la dent

À l'origine, l'objectif était de trouver un compromis qui réunisse :

  • les avantages du semoir à disques : la précision de semis et la capacité à semer dans de gros volumes de végétation, souvent un enjeu en semis direct sous couvert ;
  • les avantages de la dent : la capacité à semer dans des conditions un peu plus humides à l'automne, en fin de saison, à nettoyer le sillon de ses pailles, et à créer un tout petit peu de terre fine pour améliorer la minéralisation dans le sillon.

La dent porte une pointe Metcalfe de 12 mm qui, par son inclinaison et son angle de travail, écarte un peu de terre sur le sillon. La roue de fermeture Otico Farmflex referme ensuite le sillon pour assurer un bon contact entre la graine et le sol.

Le disque ouvreur

Deux boulons permettent de régler la profondeur du disque ouvreur ou de l'escamoter complètement : il se replie alors presque à 90 degrés et seule la dent travaille le sol. C'est utile par exemple en été, pour semer des couverts après des pailles exportées, chez des éleveurs notamment.

Le disque est crénelé et d'un diamètre réduit : les crénelures concentrent la pression sur les zones lisses, ce qui améliore la pénétration dans le sol et permet de trancher les résidus, même les plus coriaces comme les cannes de maïs.

Question : si l'on sème des couverts disques escamotés dans des pailles non exportées, le semoir fait-il un effet râteau ?

Non, l'écartement entre les éléments est suffisant. En revanche, l'ouverture du sillon et la qualité du semis seront un peu moins bonnes : dans ces conditions, il est conseillé de remettre le disque ouvreur.

Quand Paul Champouillon a développé le semoir, il n'avait d'ailleurs pas de disque ouvreur, et cela fonctionnait déjà très bien. Le disque a été ajouté pour améliorer et optimiser la machine, avec l'objectif de passer dans de très gros couverts : avec des couverts de 1,20 m de haut, il devient nécessaire.

Paul Champouillon donne son avis d'utilisateur : il laisse les disques ouvreurs en permanence. Ils ouvrent mieux le sillon et perturbent moins le sol, et il y a toujours une bordure de parcelle ou une bande enherbée dont l'herbe gagne les chaumes. Garder les disques permet d'être efficace en toutes conditions : « Qui peut le plus peut le moins ». Le semoir dispose aussi d'une herse qui permet de refermer le sillon en conditions humides et de ramener un peu de terre sur la graine, avant de pouvoir désherber.

Le châssis et les dimensions

Le modèle présenté est un « 3,20 » : 3 m de large et 20 cm d'écartement. Le semoir existe de 3 à 6 m de large, uniquement en version portée.

L'écartement entre rangs est fixé à 20 cm, pour deux raisons :

  • il laisse assez de dégagement entre les éléments pour passer dans de gros volumes de végétation en semis direct sans bourrage ;
  • il reste assez étroit pour ne pas pénaliser le rendement, d'après ce que l'entreprise a observé. Un écartement de 25 cm peut paraître trop large à certains utilisateurs dans des terroirs à fort potentiel, et la gestion du salissement de l'inter-rang y est parfois plus compliquée.

Le semoir est conçu pour passer en semis direct mais aussi sur sol travaillé. La philosophie, comme Paul Champouillon l'a vécu sur sa ferme, est d'accompagner les agriculteurs dans leur transition, du travail simplifié sur sol préparé jusqu'au semis direct total sous couvert, sans avoir à changer de machine.

Robustesse et pièces de rechange

Question : avec une entreprise jeune et à taille humaine, comment obtenir des pièces en cas de casse ?

PLC assure directement le suivi de son parc de machines. L'entreprise a un stock de pièces qu'elle peut envoyer très rapidement partout en France, et peut aussi constituer chez le client un petit stock de pièces de rechange pour les pièces sensibles, afin d'être opérationnel en saison.

La machine reste très robuste, avec beaucoup de ferraille : le poids est voulu, car il est nécessaire à la pénétration du disque, d'où ce châssis imposant. Conçue par un agriculteur, elle vise un coût accessible, avec peu de pièces de rechange et peu de frais d'usure.

Prix

Le semoir coûte de 10 000 à 14 000 euros du mètre, selon la configuration et la cinématique du châssis, fixe ou repliable.

La trémie frontale

Le semoir fonctionne avec une trémie frontale. Il n'existe pas de modèle avec trémie embarquée à l'arrière, pour une question de répartition du poids : avec une trémie chargée d'un, voire deux big bags de semences, l'ensemble serait encore plus déséquilibré. L'entreprise a donc fait le choix de solutions uniquement avec trémie frontale, pour équilibrer le poids sur le tracteur.

PLC lance sur le salon une nouvelle trémie frontale :

  • une cuve de 1 700 litres en inox, avec un doseur ;
  • une gestion électronique en cabine, compatible Isobus et wifi, qui permet de retrouver tous les réglages : modulation, DPAE, coupure de tronçons et jalonnage, depuis une tablette ;
  • en option, des feux de travail, des caméras pour la sécurité au transport et aux intersections, et des masses additionnelles sous la trémie : vide, elle peut déséquilibrer l'attelage avec le tracteur.

La trémie n'est pas compartimentée ; cela viendra, sans date fixée. L'idée était de proposer un produit abordable, qui regroupe l'essentiel avec un bon niveau de technologie et de finition, sur un créneau où l'entreprise sentait un besoin. La cuve en inox est un gros avantage : elle peut servir pour les semences mais aussi pour la fertilisation, par exemple avec un semoir monograine au printemps. La trémie coûte entre 15 000 et 18 000 euros selon la configuration.

Les solutions de manutention

PLC propose aussi des solutions de manutention, notamment une interface trois points qui s'attelle sur un télescopique ou un chargeur. Elle s'adapte à tous les attelages du marché et permet de déplacer des outils en sécurité ou de faciliter les opérations de maintenance et de lavage.

PLC commercialise ses produits en direct : on peut contacter l'entreprise par Facebook ou par son site internet, plctech.fr.