Écosystème cultivé - La Cense d'Hortésie - Partie 1

De Triple Performance
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Dans cette vidéo, Fabian Feraux partage son expérience de mise en place d'un écosystème cultivé à « La Cense d’Hortésie ». Trois ans après avoir transformé une prairie en monoculture, il explique les défis rencontrés, notamment liés à la gestion de l'eau et à la fertilité du sol. Le jardinier détaille l'importance cruciale de l'implémentation : il illustre comment une erreur dans l'apport initial de compost a créé des disparités de croissance flagrantes entre deux zones pourtant identiques. L'approche privilégie la biodiversité grâce à des bandes enherbées et un paillage biodégradable, facilitant l'entretien manuel et l'irrigation. Fabian aborde également ses choix énergétiques, justifiant son maintien sur le réseau électrique pour des raisons économiques, et souligne l'importance d'une orientation des cultures pensée pour maximiser l'ensoleillement et protéger les arbres des vents froids du nord-est, les fameuses « hâles de printemps ». Un témoignage pragmatique sur la résilience et l'apprentissage constant en permaculture.

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Résumé
Dans cette vidéo, Fabian Feraux partage son expérience de mise en place d'un écosystème cultivé à « La Cense d’Hortésie ». Trois ans après avoir transformé une prairie en monoculture, il explique les défis rencontrés, notamment liés à la gestion de l'eau et à la fertilité du sol. Le jardinier détaille l'importance cruciale de l'implémentation : il illustre comment une erreur dans l'apport initial de compost a créé des disparités de croissance flagrantes entre deux zones pourtant identiques. L'approche privilégie la biodiversité grâce à des bandes enherbées et un paillage biodégradable, facilitant l'entretien manuel et l'irrigation. Fabian aborde également ses choix énergétiques, justifiant son maintien sur le réseau électrique pour des raisons économiques, et souligne l'importance d'une orientation des cultures pensée pour maximiser l'ensoleillement et protéger les arbres des vents froids du nord-est, les fameuses « hâles de printemps ». Un témoignage pragmatique sur la résilience et l'apprentissage constant en permaculture.

Visite guidée du petit paradis de Pascal, qui a créé son « écosystème cultivé » il y a moins de trois ans (en passant par un de mes stages 😝 🤓).

Issu d’une grosse boîte comme beaucoup d’entre nous il a changé radicalement de vie pour évoluer dans sa forêt jardin. Il produit des petits fruits délicieux qu’il propose à la vente et il organise des formations.

Simple et efficace.


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VIDÉOS SIMILAIRES

Créer son autonomie : https://youtu.be/jIKMm6bWKTg

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Visite de leur maison Partie 2 : https://youtu.be/VV5SGCGSp0s

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Utiliser les flux dans le design : https://youtu.be/kmly33fH0pA


MON PARCOURS

Actif depuis une décennie dans le milieu de la permaculture, et designer professionnel, ma MISSION est d’inspirer et d’apporter des mises en perspectives holistiques et techniques. Il me tient à cœur de permettre de voir la permaculture autrement que par l'habituel prisme de la production et de proposer des explications claires sur COMMENT être designer.


MES SUJETS PRINCIPAUX

🔹 Permaculture et effondrement

🔹 Design et méthodologie

🔹 Techniques appropriées

🔹 Mise en perspective de la permaculture

🔹 Gestion, design et autonomie énergétique

🔹 Gérer l'après-collapse et s'y préparer


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Écosystème cultivé - La Cense d’Hortésie - Partie 1

Cet article présente la mise en place d’un projet d’écosystème cultivé par Fabian Feraux. Le terrain, initialement une prairie fauchée en monoculture, a fait l’objet d’un design en juillet 2018 lors d’un stage de design avancé, suivi d’une implémentation en octobre de la même année.

Retour d’expérience sur les plantations

Trois ans après le début du projet, les résultats sont visibles malgré des conditions climatiques variées (une première année très sèche suivie d’une année très humide). L’humidité excessive, concentrée par la pente du terrain, a causé des pertes au niveau des framboisiers. Fabian explique que l’erreur ne réside pas dans le design global, mais plutôt dans l’implémentation et la gestion du sol.

Les lignes de plantation ont été espacées pour garantir un ensoleillement suffisant, permettant aux arbres (demi-tiges) de se développer sans créer une canopée trop dense qui empêcherait la culture d’arbustes et de buissons en dessous.

Gestion de la biodiversité et des “bandes folles”

Un point clé du projet est la préservation de la biodiversité. Entre les lignes de plantation, Fabian laisse des bandes d’herbe non fauchées (“bandes folles”). Cette pratique offre un refuge à la faune et permet de limiter les dégâts lors des phases de tonte.

En ce qui concerne l’entretien du pré fleuri, le choix a été fait de ne rien exporter du terrain. La végétation fauchée et broyée est laissée sur place. Fabian intervient uniquement pour limiter le développement des orties et extraire les rumex, tout en conservant quelques chardons. La gestion de l’outillage est standardisée sur du matériel électrique à batteries.

Autonomie énergétique

Le site est équipé de 10 kWc de panneaux solaires. Fabian souligne que, bien que le passage au “hors réseau” soit un sujet récurrent, l’achat de batteries n’est actuellement pas rentable économiquement en raison de leur coût élevé et de leur durée de vie limitée. Il privilégie l’utilisation du réseau public, considérant le paiement de la redevance comme une solution plus viable financièrement que l’amortissement d’un système de stockage par batteries.

Orientation et micro-climat

L’orientation des lignes de plantation a été pensée en analysant l’ensoleillement optimal au printemps (avril-mai), période où les plantes entrent en sève. Bien que l’alignement soit en partie lié à des contraintes géométriques (adaptation aux structures existantes comme le hangar et la serre), l’utilisation d’une boussole sur le terrain lors de la mise en œuvre a permis d’optimiser l’exposition.

Fabian note une différence frappante de vigueur des plantes selon les zones, due principalement à l’apport de compost lors de la phase initiale de plantation. Les zones ayant bénéficié d’un apport massif de compost, combiné à un travail du sol préalable, montrent une fertilité bien supérieure.

Protection contre les vents et lutte contre les polluants

La haie a été densifiée pour servir de brise-vent. Fabian explique que cela permet de se protéger des vents froids et secs venant du nord-est au printemps, souvent appelés “vent de printemps” dans la région, qui peuvent être préjudiciables lors de la floraison des arbres.

Il évoque également les problématiques liées aux résidus de substances agricoles. Des études ont montré la présence de produits, parfois interdits depuis longtemps, à l’intérieur même d’écoles rurales en Belgique, mettant en lumière l’utilisation continue de stocks illégaux dans les zones de grandes cultures intensives environnantes.

Techniques de culture et de palissage

Pour éviter le désherbage constant, Fabian a recours au bâchage avec une toile biodégradable (composée d’acide polylactique et de chanvre). Pour les framboisiers, un système de palissage latéral est utilisé. Ce système permet de maintenir les cannes – qui sont très souples – à l’intérieur d’un couloir de 40 cm durant la saison, avant de les resserrer à 10 cm en hiver pour faciliter la récolte et la maintenance.

Enfin, Fabian mentionne l’utilisation des Elaeagnus, des arbustes fixateurs d’azote qui créent des nodosités racinaires. Bien que le bénéfice direct en azote soit difficile à quantifier, la santé globale des arbres, qui portent précocement et vigoureusement, conforte cette stratégie d’agroécologie.