Rencontres 2015 : Atelier électroculture - Yannick Van Doorne (1/2)
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Présentation de l’atelier
Yannick Van Doorne se présente. Il explique être ingénieur de formation en agriculture et biotechnologie en Belgique, depuis une quinzaine d’années. Il souligne qu’au cours de ses études, l’électroculture n’était pratiquement jamais abordée, pas plus que dans les cursus agricoles classiques. Selon lui, si l’on avait demandé à un professeur ce qu’était l’électroculture, beaucoup auraient considéré cela comme un sujet marginal, voire étrange.
Il insiste sur le fait que le mot même d’« électroculture » a presque disparu. Il estime qu’il a été oublié, voire censuré. Il donne pour exemple les dictionnaires actuels, dans lesquels le terme est absent ou à peine mentionné, alors que dans des encyclopédies anciennes des années 1910, 1920 ou 1930, on pouvait trouver plusieurs pages consacrées à ce sujet. Pour lui, cela montre qu’à un moment, des traces écrites ont été volontairement écartées.
Ce caractère à la fois oublié et mystérieux l’a intéressé.
De la musique sur les plantes à l’électroculture
Pendant sa dernière année d’études, Yannick Van Doorne a choisi comme sujet de mémoire l’influence de sons variables sur la croissance et le développement des plantes. Il résume cela simplement comme « l’influence de la musique sur les plantes ». C’est en cherchant des informations sur ce sujet particulier qu’il a découvert l’électroculture.
Il explique qu’il s’est d’abord beaucoup occupé de la musique et des plantes, en donnant des conférences dans différents lieux, notamment en chambres d’agriculture ou en centres de recherche. Le sujet suscitait de l’intérêt, mais peu de personnes étaient prêtes à en faire réellement quelque chose sur le terrain.
Il raconte aussi avoir rencontré un maraîcher en Alsace qui voulait diffuser de la musique dans ses champs. Mais cette solution posait plusieurs difficultés pratiques : nécessité d’installer des haut-parleurs partout, problèmes techniques, visibilité des installations et risque de vol. À ses yeux, l’électroculture présente un avantage important : elle est discrète, facile à installer et beaucoup moins visible.
Une expérience sur l’effet de la musique
Pour illustrer l’influence possible de quelques minutes d’ondes par jour, Yannick Van Doorne montre une expérience réalisée dans une serre à l’université d’Avignon. Le test portait sur 20 plants ayant reçu six minutes par jour d’un son ou d’une musique particulière. À côté, un témoin permettait la comparaison.
Il souligne la différence visible de croissance entre les plantes traitées et les témoins. Cette expérience vise à montrer que quelques secondes ou quelques minutes d’ondes, si elles sont adaptées, peuvent avoir une influence importante sur le vivant.
Il élargit ensuite le propos : sur Terre, il existe naturellement tout un ensemble d’ondes électromagnétiques, de champs électriques et de champs magnétiques. Selon lui, sans ces phénomènes naturels, la vie sur Terre serait très différente, et certains organismes mourraient simplement en leur absence. Pourtant, dit-il, ces sujets sont très peu enseignés dans les formations agricoles, alors même que la lumière, par exemple, est bien reconnue comme essentielle à la croissance des plantes — or la lumière est elle-même une onde électromagnétique.
Une approche scientifique des ondes et du vivant
Yannick Van Doorne explique qu’il existe des approches consistant à travailler à partir du « code » du vivant, comme si la plante était comparable à un plan d’architecte ou à une mécanique bien décrite. Dans la vision classique, on décrit les pièces, les molécules, les protéines, les gènes. Mais en réalité, dit-il, tout cela s’accompagne aussi d’émissions d’ondes.
Chaque molécule émet des ondes, et l’ensemble de ces émissions interagit de manière extrêmement complexe. Lorsqu’on connaît bien ces processus, il serait possible, selon lui, de calculer certaines fréquences ou mélodies, un peu comme en musique, afin d’entrer en résonance avec des processus biologiques précis.
Il donne plusieurs exemples théoriques de ce qu’il serait possible de moduler :
- augmenter la production de chlorophylle ;
- augmenter le taux de sucre ;
- réduire l’acidité ;
- stimuler certains mécanismes de résistance à la sécheresse ou aux maladies.
Il compare cela à ce qui est aujourd’hui réalisé par d’autres voies sur le génome, mais ici en utilisant des ondes. Il précise que ce type de travail existe déjà dans certaines entreprises, et qu’il a lui-même expérimenté ces techniques.
Limites d’une approche « allopathique »
Même s’il reconnaît l’efficacité possible de certaines techniques ciblées par les ondes, Yannick Van Doorne en souligne aussi les limites. À ses yeux, il s’agit souvent d’une approche qu’il qualifie d’« allopathique » : face à un problème précis, comme une maladie, on stimule un mécanisme de défense ou l’on envoie une onde destinée à détruire un agent pathogène.
Il donne l’exemple d’une plante atteinte de mildiou : on pourrait envoyer des ondes pour stimuler les protéines ou les enzymes liées à la résistance. Cela peut fonctionner temporairement, mais cela ne résout pas la cause profonde. Si le milieu reste favorable à la maladie, alors le problème reviendra dès que l’émission d’ondes cessera.
De même, on pourrait chercher à tuer une bactérie par des ondes sans pour autant traiter les raisons de fond qui ont rendu le milieu favorable à son développement.
C’est pourquoi il dit s’intéresser davantage à une approche holistique, qui cherche à agir sur les causes et sur l’équilibre général du vivant.
Une vision holistique de l’électroculture
Pour Yannick Van Doorne, l’électroculture peut être abordée de deux manières : soit comme un outil ponctuel de correction, soit comme un moyen d’accompagner plus globalement les processus naturels. C’est cette deuxième voie qui l’intéresse.
Il insiste sur l’idée de travailler avec les musiques, les ondes, les champs magnétiques et l’électricité de manière holistique. L’objectif n’est pas seulement de corriger un symptôme, mais de rétablir des conditions globales plus favorables au vivant.
Il fait à ce propos un détour par l’étymologie :
- « agriculture » viendrait de l’idée d’honorer la terre ;
- « électro » renvoie à l’ambre, à partir du grec elektron.
Qu’est-ce que l’électricité ?
Yannick Van Doorne rappelle que le mot « électricité » vient de l’ambre, résine fossile qui, lorsqu’on la frotte, produit de l’électricité statique. C’est l’un des premiers phénomènes électriques observés. Il évoque aussi le fait que l’ambre a longtemps été utilisé en bijouterie, avec une symbolique particulière.
Il élargit ensuite la réflexion : en physique quantique, l’électron appartient à l’infiniment petit, à la frontière du visible et de l’invisible. L’électricité, dans ses manifestations les plus fines, est invisible ; il faut des appareils pour la mesurer, ou une certaine sensibilité pour la percevoir.
Pour lui, notre compréhension de l’électricité s’est beaucoup élargie au cours des deux derniers siècles. Autrefois, on se limitait à quelques phénomènes, comme l’électricité statique ; aujourd’hui, on parle de fréquences, de voltages, de polarités, de champs complexes. Mais cela ne signifie pas que ces réalités n’existaient pas avant : elles existaient déjà, simplement on ne les percevait pas.
L’orage comme phénomène électroculturel naturel
L’orage est présenté comme un phénomène naturel très intéressant pour comprendre l’électroculture. Il combine plusieurs dimensions :
- l’électricité ;
- les vibrations sonores du tonnerre ;
- l’eau ;
- des effets atmosphériques complexes.
Yannick Van Doorne rappelle qu’en agriculture, on observe souvent que les plantes réagissent bien mieux après un orage qu’après une simple irrigation, même quand la pluie tombée est insuffisante pour humidifier profondément le sol. Cela montre, selon lui, que l’effet bénéfique de l’orage ne s’explique pas seulement par l’eau.
Il fait le lien avec l’histoire des paratonnerres. Une hypothèse qu’il avance est qu’après avoir observé que des pointes installées sur les bâtiments déviaient les éclairs vers le sol, certains auraient remarqué que les plantes situées près des mises à terre poussaient mieux. Cela aurait conduit au développement de dispositifs installés dans les champs.
Il précise que de tels systèmes, avec de multiples tiges ou pointes sur de grandes surfaces, ont réellement existé, mais qu’ils demandaient énormément de travail manuel et qu’ils sont difficiles à envisager à grande échelle aujourd’hui, sauf éventuellement dans des potagers ou chez des particuliers.
La Terre, les pôles et les conventions
En montrant une représentation de la planète, Yannick Van Doorne souligne que le nord géographique et les pôles magnétiques relèvent aussi de conventions. Il rappelle qu’en réalité, le « nord » géographique correspond, du point de vue magnétique, à un pôle de nature opposée à ce que le langage courant laisse croire.
Il compare cela aux conventions utilisées en électricité, où l’on dit souvent que le courant va du plus vers le moins, alors que le déplacement réel des électrons se fait dans l’autre sens. Selon lui, ces conventions sont importantes à connaître lorsqu’on commence à expérimenter en électroculture, car l’orientation nord-sud, ou la polarité, peuvent avoir des effets très différents sur le vivant.
Différence entre électricité naturelle et artificielle
Yannick Van Doorne explique qu’il existe une différence importante entre l’électricité naturelle et l’électricité produite artificiellement. Il rattache cela à la notion de « champs de torsion », en lien avec la manière dont les électrons tournent sur eux-mêmes.
Selon lui, dans les systèmes biologiques naturels — système nerveux, enzymes, réactions chimiques, cellules de plantes, micro-organismes du sol — l’électricité s’organise selon certaines rotations compatibles avec le vivant. En revanche, dans l’électricité artificielle produite par l’humain, les rotations seraient réparties différemment, avec environ la moitié d’un côté et l’autre moitié de l’autre.
Pour faire fonctionner une machine, dit-il, cette différence importe peu. Mais pour le vivant, elle serait source de stress. Cela expliquerait en partie pourquoi les plantes supportent mal certains environnements dominés par des ondes artificielles ou par une électricité d’origine technique.
C’est pour cette raison qu’il dit préférer des techniques qui amplifient les phénomènes naturels plutôt que des dispositifs injectant directement de l’électricité artificielle, même si ceux-ci peuvent parfois produire des résultats.
Quelques chercheurs et précurseurs
Yannick Van Doorne cite plusieurs noms de chercheurs ayant travaillé sur les relations entre ondes, électricité et vivant.
Georges Lakhovsky
Georges Lakhovsky est présenté comme une figure importante des années 1930-1940. Dans son livre L’oscillation cellulaire, il développe l’idée que les cellules fonctionnent avec des ondes, et que leur santé dépend de leur capacité à capter et à émettre correctement ces ondes, un peu comme des postes de radio.
Yannick Van Doorne évoque une expérience dans laquelle différents géraniums avaient été inoculés avec un cancer de plante. Autour de l’un des géraniums, Lakhovsky avait placé une simple boucle de cuivre ouverte. La plante ainsi entourée aurait continué à pousser comme si de rien n’était.
La boucle de cuivre est décrite comme une antenne : elle capte et amplifie localement certaines ondes déjà présentes dans l’environnement, ce qui permettrait à la plante de mieux « baigner » dans ces influences bénéfiques.
Marcel Violet
Marcel Violet est présenté comme un chercheur français ayant conçu des appareils faisant passer de l’électricité à travers de la cire d’abeille. Cette électricité modifiée servait ensuite à dynamiser de l’eau.
Selon Yannick Van Doorne, cette eau dynamisée avait des effets très bénéfiques sur les plantes. Il cite notamment des essais sur pommes de terre, où les plants traités présentaient un développement nettement supérieur.
Il ajoute que Marcel Violet travaillait initialement pour l’armée française dans l’idée de mettre au point de nouvelles armes, mais que ses recherches aboutissaient paradoxalement à des effets de stimulation et de guérison plutôt qu’à des effets destructeurs.
Stanislas Bignan
Marcel Violet se serait lui-même appuyé sur les travaux plus anciens d’un biologiste nommé Stanislas Bignan, moins connu, qui lui aurait transmis une partie de ses connaissances. Selon Yannick Van Doorne, ces recherches s’enracineraient elles-mêmes dans des savoirs beaucoup plus anciens, notamment venus d’Égypte.
Justin Christofleau
Pour Yannick Van Doorne, Justin Christofleau est probablement la personne qui a le plus apporté à l’électroculture appliquée à l’agriculture. Il le présente comme un Français ayant proposé des solutions très pratiques.
Il mentionne un livre de Christofleau retrouvé en Australie, alors qu’en France on ne retrouve presque plus que quelques articles de presse des années 1930. Cela illustre, selon lui, l’effacement progressif du sujet.
D’après lui, Christofleau avait déjà vendu dans les années 1930 des milliers d’installations dans le monde.
L’antenne de Lakhovsky ou circuit oscillant
L’un des dispositifs les plus simples évoqués pendant l’atelier est la boucle de cuivre ouverte, souvent appelée « antenne de Lakhovsky » ou « circuit oscillant ».
Yannick Van Doorne explique qu’il est très facile de la fabriquer soi-même :
- prendre un fil de cuivre, par exemple du fil électrique ;
- le couper à une certaine longueur ;
- le former en cercle ;
- laisser les deux extrémités proches mais sans qu’elles se touchent.
Le cercle peut ensuite être fixé autour de la plante à l’aide d’un petit tuteur en bois. Les deux extrémités peuvent être légèrement superposées ou séparées par un petit espace.
Selon lui, il n’est pas nécessaire d’avoir des dimensions parfaites pour obtenir un effet ; il peut exister des tailles optimales, mais n’importe quel montage bien fait produit déjà quelque chose. Il conseille en principe de placer l’ouverture vers le nord géographique et d’incliner légèrement l’antenne, tout en précisant que des montages beaucoup plus simples fonctionnent aussi.
Il note que l’effet se manifeste surtout à l’intérieur de la boucle : les plantes voisines situées à l’extérieur ne sont pas concernées de la même manière.
Il donne aussi une interprétation : dans le métal, les électrons circulent librement ; il se crée donc une oscillation entre les extrémités, avec une fréquence fondamentale, puis d’autres fréquences plus subtiles sont captées. Le phénomène est très fin et ne relève pas de fortes puissances électriques. Pour lui, de toutes petites quantités d’électricité ou d’ondes peuvent avoir une influence énorme sur le vivant.
Sons, lumière et ondes
Yannick Van Doorne explique que le son n’est pas seulement un déplacement mécanique de l’air. Il montre, à partir d’un carillon filmé avec un système d’analyse de la lumière, qu’un son produit aussi des modifications perceptibles dans la lumière.
Le logiciel utilisé permet de détecter des variations très subtiles de la lumière, invisibles à l’œil nu. Lorsqu’il frappe le carillon, on observe une sorte de pulsation lumineuse. Pour lui, cela montre que le son possède aussi un aspect électromagnétique.
Il fait alors le parallèle avec le fonctionnement de l’oreille : les cellules transforment une vibration sonore en signal électrique. De même, certaines perceptions peuvent être provoquées directement par des stimulations électriques, sans passer par les organes sensoriels classiques.
Cette idée l’a conduit à ses recherches sur la musique et les plantes : les sons seraient, à un certain niveau, convertis ou perçus sous forme de phénomènes électriques ou électromagnétiques par le vivant.
Expériences musicales complémentaires
Yannick Van Doorne montre ensuite d’autres exemples d’essais avec la musique.
Musique classique dans la vigne
Il présente un essai dans lequel de la musique classique, ou plus précisément de la musique baroque, est diffusée plusieurs heures par jour dans une vigne. La différence de croissance avec le témoin est très visible : les plants traités ont largement dépassé la hauteur du témoin.
Il y voit un exemple d’approche relativement holistique.
Comparaison 440 Hz et 432 Hz
Il évoque aussi un essai sur haricots, conduit pendant 35 jours avec seulement un quart d’heure de diffusion par jour. Les haricots exposés à un accordage en 432 Hz ont atteint plus de 25 cm, tandis que les témoins se situaient entre 10 et 15 cm.
Le 440 Hz donne déjà de bons résultats par rapport au témoin, mais le 432 Hz donne de meilleurs résultats encore. Il insiste ainsi sur l’importance possible des fréquences exactes.
Vortex, biodynamie et champ électrique
En s’adressant aux personnes connaissant la biodynamie, Yannick Van Doorne fait remarquer que les vortex utilisés pour dynamiser l’eau peuvent s’expliquer en partie par des phénomènes électromagnétiques.
Selon lui, lorsqu’on met l’eau en vortex, cela crée automatiquement un champ électrique. Si l’on plaçait un voltmètre entre le bord et le centre du vortex, on mesurerait une tension. Une fois l’eau redevenue au repos, cette tension n’est plus mesurable, mais le phénomène a bien eu lieu pendant le mouvement.
Cela peut contribuer, selon lui, à éclairer certains effets observés en biodynamie.
Les tours rondes et les émissions d’énergie
Yannick Van Doorne présente ensuite ce qu’il appelle des tours rondes d’émission d’énergie, inspirées notamment des tours anciennes d’Irlande.
Il raconte que dans les années 1940, un technicien radio de l’armée, Phil Callahan, affecté en Irlande, avait remarqué que les bergers faisaient volontiers paître leurs animaux près de ces tours, affirmant que l’herbe y était meilleure et que les bêtes s’y portaient bien.
Callahan aurait alors mesuré des radiofréquences très basses émises par ces tours. Il rappelle qu’à l’échelle de la Terre entière, les éclairs et les phénomènes électriques atmosphériques produisent en permanence des ondes très basses fréquences qui circulent autour du globe.
Dans les années 1950-1960, ces phénomènes ont aussi été étudiés par Schumann : ce sont les fameuses résonances de Schumann. Pour Yannick Van Doorne, ces fréquences sont très importantes pour la vie sur Terre.
Il note que les premiers cosmonautes envoyés dans l’espace souffraient rapidement en l’absence de certaines influences terrestres, et que l’on a ensuite intégré dans les vaisseaux des dispositifs imitant le champ magnétique terrestre et certaines fréquences naturelles.
Il mentionne également un Japonais ayant développé des appareils pour reproduire ces résonances dans les serres, avec une amélioration de la croissance des plantes et une réduction des maladies.
Construction de petites tours fertilisantes
Lors d’une autre conférence en Autriche, un agriculteur est venu avec deux petites tours qu’il avait construites lui-même pour imiter les grandes tours irlandaises. Ces tours étaient fabriquées avec des tubes en terre cuite, remplis de roches volcaniques, notamment du basalte.
Selon les observations rapportées, une tour d’environ 1,5 mètre de haut pouvait influencer la végétation dans un rayon de 50 à 100 mètres. Autour de la tour, les poireaux étaient nettement plus gros, puis leur taille diminuait avec l’éloignement.
Yannick Van Doorne souligne l’intérêt de ces systèmes :
- ils sont simples ;
- ils ne coûtent pas cher ;
- ils peuvent être fabriqués soi-même ;
- ils agissent de façon durable, sans apport annuel comme un engrais.
Le paramagnétisme des roches volcaniques
Une partie importante de l’atelier est consacrée au paramagnétisme.
Yannick Van Doorne distingue trois comportements de la matière face à un champ magnétique :
- le ferromagnétisme ;
- le diamagnétisme ;
- le paramagnétisme.
Le ferromagnétisme correspond au comportement du fer : les particules s’orientent selon le champ magnétique, sont attirées par lui et peuvent elles-mêmes devenir aimantées.
Le diamagnétisme correspond à des matériaux peu sensibles à un champ magnétique permanent.
Le paramagnétisme, lui, est intermédiaire : les particules s’orientent selon le champ magnétique et y sont sensibles, mais sans devenir elles-mêmes des aimants permanents.
Selon lui, beaucoup de roches d’origine volcanique, notamment le basalte, sont fortement paramagnétiques. Phil Callahan aurait montré que plus un sol est paramagnétique, plus sa fertilité naturelle est élevée. Cela expliquerait en partie la grande fertilité des terres volcaniques.
L’intérêt de ces roches est qu’elles agissent durablement. Une fois broyées et apportées au sol, elles ne fonctionnent pas comme un engrais à renouveler chaque année, mais comme un support permanent d’interaction avec le champ magnétique terrestre.
Effets observés des apports de roches paramagnétiques
Yannick Van Doorne montre des résultats d’essais où l’apport de roches volcaniques paramagnétiques a permis d’augmenter fortement la masse végétale, par exemple sur céréales ou sur carottes.
Il précise que l’effet observé n’est pas seulement un apport de matière organique, car sur le moment celle-ci ne change pas. L’effet serait d’abord lié à une amélioration des conditions physiques et énergétiques du sol, qui favorise ensuite le développement biologique.
Parmi les effets observés :
- augmentation importante de la biomasse ;
- amélioration de l’aération du sol ;
- diminution du caractère battant ;
- meilleure structure générale.
Il insiste sur le fait que nombre de sols actuels sont devenus pauvres en particules paramagnétiques sous l’effet des pratiques agricoles, de l’érosion et du temps. Même si l’on arrête les dégradations, ces éléments ont souvent déjà disparu ou sont descendus en profondeur. Le fait de réintroduire des roches volcaniques broyées permettrait donc de « reminéraliser » et de réactiver durablement le sol sous cet angle.
Conclusion générale de l’intervention
Tout au long de son intervention, Yannick Van Doorne défend l’idée que le vivant réagit à des phénomènes subtils — ondes, champs, fréquences, formes, matériaux — qui sont généralement absents de l’enseignement agricole classique.
Il ne présente pas l’électroculture comme une recette unique, mais comme un ensemble de techniques et de principes pouvant aller de dispositifs très simples, comme une boucle de cuivre autour d’une plante, à des approches plus vastes sur la fertilité des sols, les résonances naturelles de la Terre, les sons ou les roches paramagnétiques.
Le point central de son propos est qu’il faut, selon lui, privilégier les approches naturelles et holistiques, qui amplifient les processus présents dans l’environnement, plutôt que des interventions artificielles trop brutales ou purement symptomatiques.