LIVECoVET
Former les éleveurs et les professionnels de l'élevage à la transition verte et numérique en Europe
LIVECoVET est un projet européen Erasmus+ qui réunit 14 partenaires de huit pays pour former les éleveurs, les professionnels de l'agroalimentaire et les organismes de formation aux enjeux de durabilité de l'élevage. Il développe des formations adaptées aux réalités des exploitations, en s'appuyant sur la diversité des pratiques agricoles européennes.[1]
Durée : 48 mois, à partir de 2025[2][3]
Objectifs
LIVECoVET répond aux enjeux du changement climatique, de la dégradation de l'environnement et de l'adoption de pratiques durables en élevage, dans huit pays de l'Union européenne : Belgique, Espagne, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Portugal et Roumanie.[1]
Le projet cherche à :
- améliorer la qualité de la formation et développer les compétences vertes et numériques ;[3]
- favoriser l'inclusion sociale, l'apprentissage tout au long de la vie et la coopération entre États membres ;[3]
- proposer des formations plus flexibles, plus pratiques et centrées sur les agriculteurs.[4]
Organisation du projet
Le projet est découpé en sept actions :[2]
| Lot | Contenu | Durée |
|---|---|---|
| 1 | Gestion et coordination du projet | 48 mois |
| 2 | Analyse des besoins | 12 mois |
| 3 | Analyse des compétences actuellement proposées, des politiques et des réglementations de la formation professionnelle | 12 mois |
| 4 | Plan stratégique, développement de la plateforme et des outils numériques | 24 mois |
| 5 | Conception et mise en œuvre des cursus de formation professionnelle | 35 mois |
| 6 | Assurance qualité | 48 mois |
| 7 | Diffusion, exploitation et durabilité | 48 mois |
Premiers résultats
Les pratiques agroécologiques en élevage
Une consultation menée dans les huit pays auprès d'agriculteurs, de représentants de la filière, de conseillers et d'organismes de formation, par entretiens, enquêtes et groupes de discussion, montre que la transition agroécologique est déjà engagée dans de nombreux systèmes d'élevage.[5] Les pratiques les plus citées concernent :
- l'alimentation et les fourrages : optimisation des pâturages, diversification, autonomie alimentaire ;
- les sols et la biodiversité : conservation des sols, fertilisation organique, rotations, agroforesterie ;
- la cohérence globale de l'exploitation : baisse des intrants externes, valorisation des déchets, efficacité énergétique et hydrique, partenariats locaux ;
- le troupeau et la génétique : sélection, préservation des races locales, ajustement de la taille des cheptels ;
- la santé et le bien-être animal : prévention, réduction des antibiotiques et des traitements chimiques ;
- la reconnaissance de la qualité : écolabels, certification biologique, démarches territoriales ;
- l'innovation et l'appui technique : conseil, évaluations environnementales, programmes de recherche.
Trois freins ressortent : un accès limité à des formations pratiques et contextualisées, un suivi-conseil insuffisant, et une information fragmentée, difficile à adapter aux réalités des exploitations.[5]
Les besoins en compétences
Le projet constate un écart croissant entre les systèmes de formation professionnelle et le travail quotidien dans les élevages, alors que le secteur évolue vite.[4] Les besoins portent sur quatre domaines :
- les compétences numériques : outils de gestion, données, traçabilité, technologies intelligentes ;
- les compétences économiques : maîtrise des coûts, rentabilité, certifications, attentes des consommateurs ;
- la gestion stratégique : planification, analyse, prise de décision ;
- la durabilité appliquée : mise en œuvre concrète des principes agroécologiques.
Formations en préparation
Les programmes de formation s'adressent aux agriculteurs, aux conseillers et aux organismes de formation, et s'organisent autour de cinq thèmes :[6]
- durabilité et agroécologie ;
- bien-être et santé animale ;
- élevage numérique et de précision ;
- gestion et prise de décision sur l'exploitation ;
- politiques et cadres réglementaires européens.
Les retours des parties prenantes orientent le projet vers l'apprentissage par la pratique, des formats modulaires et flexibles, des outils numériques et mixtes, et des méthodes interactives.[6]
Financement
- Cofinancé par l'Union européenne[1], dans le cadre du programme Erasmus+ (action Centres d'excellence professionnelle)[3]
Partenaires
- Association des jeunes agriculteurs du Portugal (AJAP)
- Business Innovation Council SRL
- Carbone Fertile – Centre National d'Agroécologie
- Cluster de Maquinaria Agrícola de Aragón (CAMPAG)
- Consiglio per la Ricerca in Agricoltura e l'Analisi dell'Economia Agraria (CREA)
- Eurotraining Educational Organization
- Farmcontrol SA
- Fundatia CREFOP
- ICERT
- Infinitivity Design Labs
- KU Leuven
- Novel Group SARL
- Smart Agro Hub
- W Govaerts & Co[3]
Pages en lien avec le projet
Références
- ↑ 1,0 1,1 et 1,2 Site du projet LIVECoVET, consulté le 2 novembre 2026.
- ↑ 2,0 et 2,1 Le projet LIVECoVET, site du projet, consulté le 2 novembre 2026.
- ↑ 3,0 3,1 3,2 3,3 et 3,4 Fiche LIVECoVET, réseau Katapult, consultée le 2 novembre 2026.
- ↑ 4,0 et 4,1 Résultats du projet sur la formation professionnelle et les besoins en compétences, site du projet, 5 mars 2026.
- ↑ 5,0 et 5,1 Conclusions du lot 2 sur les besoins des parties prenantes pour la transition agroécologique, site du projet, 20 janvier 2026.
- ↑ 6,0 et 6,1 Le lot 5 du projet : concevoir les programmes de formation, site du projet, 19 mars 2026.
